ob_3e09d1_ob-680279-saint-nom-yoga-original-la-v

Les scientifiques, pour illustrer les origines de toutes les espèces vivantes, se servent d’un schéma qui ressemble à un buisson sphérique. Au centre du buisson il y a la première cellule vivante, née dans la « soupe » de l’océan premier et, au fur et à mesure des évolutions, les troncs se séparent en branches, les branches en branches plus petites etc.

Ce sont des arbres généalogiques, avec tous les différents embranchements selon les espèces. Il y a le tronc des vertébrés, puis de ce tronc partent les poissons, les mammifères, les batraciens, les reptiles, les ovipares puis les grands singes qui forment un autre embranchement, puis les hominidés jusqu’à nous, les homos sapiens-sapiens.

Au centre de cette sphère il y a le point commun universel de la vie. Difficile de lui donner un nom, à part « point commun universel » ou « dénominateur commun ». Certains le nomment « Vertu du Tao », d’autres « Verbe », d’autres « Saint-Nom ». L’apôtre Jean, dans le chapitre premier de son évangile, a écrit : « Au commencement était le Verbe, et le Verbe était en Dieu, et le Verbe était Dieu ».

La surface des choses

Ce point commun à tout est au centre de cette sphère des origines, mais il est aussi au centre de chaque être vivant, donc en votre centre, puisque vous faites partie des êtres vivants. Ce centre est un « lieu » de calme, de repos, de conscience. Quand vous êtes à la surface des choses, dans la confusion, vous vous créez vos problèmes. Vous avez pourtant tout pour être heureux dans notre pays moderne et riche. Le malheur, quand il n’est pas imposé par les circonstances, vient souvent de l’aveuglement, de la vanité et des désirs.

En réfléchissant aux problèmes on se rend compte, remontant l’arborescence des causalités comme on remonte celui des origines de la vie, qu’ils ont souvent le même point de départ, c’est-à-dire le manque de conscience, la vanité, les désirs. La solution c’est d’approfondir sa conscience, de réduire sa vanité et ses désirs. (Il ne faut pas confondre un désir et un besoin. Par exemple avoir faim est un besoin, le besoin de manger, vouloir du caviar est un désir). Avant de vouloir changer le monde, et améliorer autrui, cherchez à vous améliorer ! Si chacun le faisait la société humaine s’améliorerait aussi.

La solution à tous les problèmes

La solution à tous les problèmes est contenue dans la conscience profonde. Si vous ne vous en servez pas, elle ne vous sert à rien, excusez cette tautologie ! C’est comme celui-là qui meurt de soif près d’une source parce qu’il ne veut pas se baisser pour boire. Il existe des moyens de retrouver une pleine conscience et de diminuer la vanité, ce qui est une autre histoire, mais avant de chercher ces moyens il est besoin que vous ayez fait ce constat : que l’approfondissement de votre conscience est nécessaire et que vous avez trop de vanité et peut-être même de désirs.

Pour faire ça, pour approfondir sa conscience, il est conseillé d’aller au centre de soi. Ceux qui savent comment faire connaissent un état de paix intérieure mais cet état ne dure pas tout le temps, il n’y a pas équanimité et quoi ? Qu’est-ce que c’est que cette équanimité dont tous les férus de spiritualité, surtout les bouddhistes, nous parlent ? Un concept ! L’équanimité ne se peut pas tout le temps. Il y a des choses, dans la vie, qui méritent qu’à cause d’elles on se révolte, on s’énerve, on rit, on pleure ! C’est la vie et les sentiments ne sont pas là par hasard.

Nous sommes humains. Viser à un état supra-humain de mystique sans sautes d’humeur est une vanité de l’ego-spirituel, un leurre destiné à nous donner un objectif impossible à atteindre, une illusion de spiritualité. Aucune illusion n’est bonne, même pleine de charme et correspondant parfaitement à nos concepts.

Quel que soit l’objet que l’on brûle on se retrouve avec de la cendre. Les questions sont ainsi, quelles qu’elles soient, on se retrouve toujours avec la même réponse : retrouve ton centre, retrouve sa paix. Souvent vous vous trouvez confronté à une problématique qui vous déborde. Prenez alors un temps pour fermer les yeux et respirer calmement, quand vous ouvrirez les yeux vous verrez que cette problématique aura perdu de son importance.

Vous connaissez ce dicton qui conseille de tourner sa langue sept fois dans sa bouche avant de parler. Apprenez celui-ci : « Prenez toujours un temps de concentration sur le souffle avant d’agir ». Choisissez la joie, la simplicité et l’humilité.