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L’âme recherche l’harmonie. Souvent l’être humain se laisse diriger par ses instincts primaires, comme celui de survie, de reproduction, de territorialité et beaucoup d’ambitions sociales, de désirs de réussite viennent de ces instincts primaires. Pour trouver l’harmonie à laquelle l’âme aspire il est bon de rééquilibrer son comportement en tenant compte des besoins de l’âme.

Finalement l’objectif avoué de l’être-humain, depuis toujours, est le bien-être, le bonheur et l’harmonie. Personne n’aime la difficulté, l’inconfort et la peine, même si certains se complaisent dans le pathos en proie aux tiraillements de la confusion. Comme il y a chez l’humain plusieurs composantes, il existe chez lui plusieurs niveaux, plans de satisfaction, chaque plan possédant ses critères, ses objets.

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Les instincts

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L’humain possède un instinct fondamental guidant son comportement et produisant toute une série de besoins dont la satisfaction occupe une part importante de son temps. Cet instinct est celui de survie. De lui découlent d’autres instincts comme celui de reproduction et de territorialité. Comme un robot possède, selon Isaac Asimov, une programmation fondamentale faite de trois lois qu’il ne peut, en aucun cas, transgresser, l’homme a cet instinct primaire, l’instinct de survie, inscrit au plus profond de son cerveau.

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La majeur partie des comportements humains est motivée par cet instinct de survie, comme le désir de se reproduire, afin de se survivre à lui-même à travers sa descendance. De ce désir découle toutes sortes de préoccupations et d’ambitions. L’humain possède une base commune avec les animaux, il suffit de l’observer et de comparer ses comportements avec ceux des oiseaux, des singes et autres mâles de nombreuses espèces pour s’en convaincre.

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Certains oiseaux, en Australie, fabriquent sur le sol de la forêt une sorte de garçonnière faite d’herbe séchée montée en arc de triomphe, dont la base est décorée de cailloux et d’objets brillants. Quand la femelle, attirée par ces éclats, s’approche, le mâle surgit de derrière un des piliers de son arc triomphale et se met à entamer une danse de séduction. Il sautille, se gonfle, déploie sa queue…il a l’air un peu ridicule et pathétique, surtout si la grise femelle s’écarte et s’en va sans lui prêter attention.

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Souvent l’homme

suit ses instincts

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L’homme fait la même chose: il travaille toute sa vie, depuis l’école, pour acquérir un statut social supérieur et les signes de ce statut : appartement, voiture, montre de luxe, vêtements chics etc. Tout ça pour attirer les femmes et avoir plus de chances de se reproduire. Le mâle puissant et riche ne peut-être monogame, il lui faut disséminer son identité génétique dans le sein du plus grand nombre de femelles possible. Certaines ambitions viennent de cet instinct de reproduction. Les hommes de pouvoirs ont souvent une tendance à exercer un droit de cuissage.

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L’ambition de diriger vient de là aussi : être le chef, comme dans une harde de cervidés ou une meute de loups afin d’être le mâle alpha. Nos sociétés évoluées continuent d’être sous-tendues par des instincts primaires et ceux qui dirigent nos sociétés sont ceux qui sont arrivés au sommet de la hiérarchie par leur parfaite adéquation avec cet instinct, ce sont les mâles dominants. C’est pourquoi les femelles ont du mal à se faire une place ! Beaucoup de femmes, désireuses de réussir, se croient obligées de se masculiniser, au moins moralement, pour accéder aux places dominantes.

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C’est à celui qui aura la plus belle maison, le plus bel appartement, la voiture la plus mâle, c’est à dire inutilement puissante et chère, la montre la plus grosse, la plus brillante et la plus luxueuse, les vêtements les plus chics. C’est comme l’oiseau qui construit sa garçonnière et y amasse le plus d’objets brillants, les cailloux les plus bleus, les herbes les plus hautes…c’est bien la peine de se moquer des bêtes !

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L’être humain n’est pas que

chair et instincts

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De l’instinct de survie découle celui de territorialité. Le désir de possession vient du besoin de contrôler son environnement pour y être en sécurité. De cet instinct vient le nationalisme et la xénophobie. Mais l’humain n’est pas seulement fait de cette composante physique et animale. Sinon comment expliquer son intelligence ? Même mal utilisée l’intelligence de l’homme est absolument remarquable. La domination de l’homme sur toute la terre ne vient pas seulement de ses pouces opposables aux autres doigts, ni de son langage articulé ! Cette intelligence n’est pas l’héritage de son animalité, elle n’est pas destinée à l’assouvissement de son instinct de survie ni de reproduction.

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L’humain n’est pas fait seulement du corps et de ses instincts. Il y a d’autres niveaux en lui. D’autres niveaux qui ont d’autres besoins, d’autres désirs et d’autres instincts. L’humain aspire au bonheur et si l’assouvissement de l’instinct de reproduction suffisait à atteindre ce bonheur, alors tous les parents de familles nombreuses seraient des éveillés béats. Non, il existe un instinct, une attirance profonde qui procède d’un autre plan. Cette attirance est celle que l’âme a pour le milieu dont il est originaire.

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La mémoire de l’âme

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Ce besoin de paix, de bonheur vient de ce que l’âme connaît déjà cet état de plénitude, elle en a le souvenir confus. Mais le problème, que rencontrent les humains, est la confusion où ils sont. Ils confondent souvent besoins et désirs. Ils ont besoin de manger, ils désirent du foie-gras. Ils ont besoin de s’abriter, ils désirent un loft au centre de Paris.

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Il lui en faut du temps, à l’humain, pour discerner le besoin du désir et le besoin du corps de celui de l’âme ! Plusieurs existences. Plus il fait d’expériences, à travers ses nombreuses incarnations et plus sa conscience sera capable de faire le tri entre les désirs et les besoins, dans un premier temps et, dans un second temps, entre les besoins du corps et ceux de l’âme.

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L’harmonie

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L’harmonie est la marque de la perfection. Elle se manifeste en de nombreux domaines : musique, arts graphiques, danse, cuisine, entente entre deux êtres etc. Quand la conscience est en harmonie avec son désir fondamental et que les actes sont en harmonie avec la conscience, alors l’humain est en état de Grâce. Qu’est-ce que l’état de Grâce ? C’est le bonheur.

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Quand notre conduite est en harmonie avec notre centre, notre vrai-soi, alors elle est harmonieuse, parfaite. Quand notre comportement, vis à vis des autres et de notre planète, est en harmonie avec notre centre, notre vrai-soi, alors il est parfait. Le monde a besoin d’harmonie. Les humains ont besoin d’harmonie. C’est le propos de La Voie.

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Dans l’Observance tu vois la Grâce, son harmonie diriger ta vie

Bhaktimàrga 2-7-13

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Dans les temps passés, le Tao était le maître et les hommes suivaient son harmonie. Puis le Tao fut oublié et ce fut l’humanité, et sa justice qui devinrent les maîtres. Ce fut le temps de l’intelligence, de l’habilité et les désirs ne connurent plus de limites.

Quand la prudence et la perspicacité s’emparèrent de l’esprit des rois et des princes, on vit naître une grande hypocrisie et de nombreuses trahisons. Quand les familles eurent cessé de vivre en bonne harmonie, on vit la piété filiale et l’affection remplacées par des concepts moraux.

L’état sombra dans le désordre. Mais c’est dans le désordre qu’apparaissent les serviteurs loyaux, ainsi est le Tao, toujours près de l’homme pour lui offrir son secours.

Tao-Te-King 18

Celui qui se tait connaît l’harmonie. Un vent rapide ne dure pas; une pluie violente ne dure pas. Qui est-ce qui produit ces deux choses ? Le ciel et la terre. Si le ciel et la terre ne font rien d’éternel, comment l’homme le pourrait-il ?

Si l’homme pratique assidûment le tao, il s’identifie au Tao; s’il vit pour posséder il connaîtra les plaisirs ; s’il se livre aux excès il sera en butte au malheur. Celui qui s’identifie au Tao gagne le Tao ; celui qui s’identifie à ses possessions gagne ses possessions ; celui qui s’identifie à ses excès gagne les fruits de ses fautes. C’est pourquoi l’action comme l’inaction traduisent l’invisible harmonie. La foi doit être totale ou ne pas être.

Tao-Te-King 23

Connaître l’harmonie c’est connaître le Tao. Connaître l’harmonie c’est connaître la Lumière. Abuser des plaisirs de la vie est néfaste. Être fort c’est se dominer par le souffle. Trop d’énergie dépensée nous éloigne du Tao. Dès lors, la fin est proche.

Tao-Te-King, extrait de 55

Quand les sens ne perçoivent plus les objets de la dualité,

ils entrent en harmonie avec l’essence de la Conscience

Yogasûtra 2.54

Après avoir reçue la connaissance de la nature réelle de l’âme, le premie peut maîtriser le mental, ce qui lui permet de connaître le détachement du fruit de ses actes ; c’est-à-dire agir sans être lié à ses actes. Quand cette compréhension le guide, le premie ne goûte plus aux fruits de ses actes mais aux délices de l’harmonie, de sa Grâce.

À qui marche sur La Voie, aucun effort n’est vain, nul bienfait acquis n’est jamais perdu ; le moindre pas le libère de la plus redoutable crainte. Qui marche sur La Voie, résolu dans son effort, poursuit un unique but, rester dans l’harmonie, par contre, la compréhension de celui à qui manque cette constance se perd en maints sentiers obliques.

Le chant du bienheureux extrait de1.7 (Bhagavad-Gîtâ 2.39 à 41)

La vérité absolue constitue le but des pratiques dévotionnelles

faites en conscience du Verbe, en harmonie avec l’Absolu, la Personne Suprême.

Le chant du bienheureux 15.24 et 25 (Bhagavad-Gîtâ 17.26 à 27)