Le-lion--le-singe-et-le-chiot

Il y avait un petit chien, un chiot. Les chiots aiment explorer leur environnement, alors celui-ci explorait et, à force d’explorer, il s’est retrouvé dans la savane, loin du village où il vivait à l’abri d’une barrière de ronce tressée. Il était complètement perdu quand il vit derrière lui un lion énorme prêt à le dévorer. Il se dit alors : «Réfléchis, réfléchis sinon tu vas mourir. Si tu veux sauver ta vie, tu es jeune, tu n’a pas beaucoup vécu, défends-toi, réfléchis.»

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En regardant autour de lui, il voit un tas d’ossements dans la jungle, il s’en approche, s’installe à côté et attend que le lion arrive. Quand le lion est tout proche le chiot dit : « Ah, ce lion était délicieux !» En entendant cela, le lion, qui avait vu les ossements, s’arrête et se dit : «Seigneur, voilà un chien monstrueux, il mange du lion, j’ai intérêt à garder mes distances.»

Le lion fit donc demi tour et s’éloigna. Dans un arbre, un singe avait observé la scène, et réalisé que le lion avait été abusé. Alors il rejoignit le lion et lui dit : «Tu sais quoi ? Tu t’es fait ridiculiser. Ce petit chien n’a pas mangé de lion, il s’est seulement assis près des ossements et il a déclaré que le lion était succulent. En entendant ça, tu as eu peur et tu t’es sauvé. »

À ces mots, le lion se mit très en colère. Il dit au singe : «Bon, monte sur mon dos, je vais y retourner et donner une bonne leçon à ce chien. » Le chien espérait avoir réglé le problème, mais en voyant le lion revenir avec le singe sur son dos, il comprit : « Je suis fichu. Le singe a révélé au lion que je l’avais trompé, qu’il faisait une grosse erreur. Réfléchis ou ton heure est venue, réfléchis. » Alors le chiot se rassit, en attendant l’arrivée du lion, et quand celui-ci fut assez près pour l’entendre, il dit : « Je me demande où est passé ce singe, il y a un moment que je l’ai envoyé me chercher un autre lion. »

Kabir l’a très joliment exprimé : il est sur la place du marché ; la place du marché étant ce monde. Il est sur la place du marché à observer les allées et venues, il n’est ami avec personne, et personne sur ce marché n’est son ennemi. Neutre, il est neutre. Allées et venues, allées et venues, ni ami, ni ennemi. Mais souhaitant le meilleur à tous.

Est-ce si difficile ? Nous devons réfléchir à tout cela. Nous ne réfléchissons pas. Quand avons-nous renoncé à exercer notre discernement ? Aussitôt que nous entendons le mot « dirigeant », nous pensons, « bon, je n’ai pas besoin de réfléchir. Je n’ai qu’à me contenter d’écouter ce qu’il ou elle dit, ça suffira. »

Voilà ce qui doit se passer, la paix intérieure, la satisfaction sans raison n’est pas impossible, et c’est pourquoi La Voie est offerte : pour permettre à chacun de les connaître. Il y a une bonne nouvelle à vous apprendre, une vraie nouvelle : « ce que vous cherchez est en vous, félicitations ! »

Voici une question toute simple: si on veut retirer l’obscurité d’une pièce, que faut-il faire ? Prendre un seau, ouvrir la fenêtre, remplir le seau d’obscurité et le vider ? Non, allumez une lampe. Allumez la lumière et l’obscurité disparaîtra.

Il vous faut « la-vérité-toute-nue ». Quels sont ces vêtements a faut refuser pour vêtir la vérité ? Les concepts, les théories…la vérité est sans nom que l’on puisse écrire. Elle existait avant que l’être humain existe. « Heureux les simples d’esprit, le Royaume des Cieux leur appartient »…simple d’esprit ne veux pas dire simplet.

Vous savez : une personne illettrée peut parfaitement réaliser le propos de son existence ; le propos spirituel, fondamental. Non seulement il n’est pas nécessaire d’avoir de l’instruction pour cela mais plus on en sait, à propos de spiritualité, plus le chemin sera ardu. Il faudra désapprendre ce que l’on a apprit, pour envisager de vivre la spiritualité simplement. Rares sont les lettrés qui acceptent d’aller sur La Voie car, en fait, ces docteurs, ces prêtres, ces pharisiens tiennent plus à leur position qu’à la vérité.

L’intelligence, l’instruction ne sont pas mauvaises dans l’accomplissement de ses devoirs, mais pour ce qui est de la spiritualité authentique, ils ne servent à rien. Allumez la lampe de la Connaissance, allumez la lampe de la compréhension, allumez la lampe de la clarté, allumez la lampe de cette beauté qui réside en chaque être humain, qui réside en vous. Soyez authentiques dans la vie, regardez en vous, trouvez cette possibilité et profitez de votre vie.

Que voulait dire l’histoire du petit chien ? Rien : c’est juste une histoire drôle. Ne me remerciez pas !

(Sans en être absolument certain, je crois que ce texte, que j’ai retrouvé « au fond » de mon ordinateur est inspiré d’un satsang de Prem Rawat, un maître spirituel indien habitant aux états-unis ou au Canada. Je l’ai remanié, sans en trahir l’esprit, pour être publié ici, à moins qu’il soit de moi. Quand je vous disais que je n’en n’étais pas absolument certain ! )