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La Conscience vraie, le soi ne peut pas se mimer, s’inventer : vous êtes ou non dans la juste conscience. Avoir une juste conscience ne signifie pas obligatoirement être en méditation profonde, en extase ! Au quotidien, à travers une vie spirituelle sincère, profonde et régulière vous pouvez approfondir votre conscience. C’est la raison d’être de l’âme: rester consciente et maîtresse de notre mental.

Y être ou ne pas y être

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Il y a une différence entre avoir une conscience profonde et garder sa conscience à la surface des choses, en croyant être ses pensées, ses sentiments, sa personnalité. Ou la conscience est profonde ou non. Mais vous ne pouvez pas toujours être dans une conscience profonde ! L’existence, et tous ses petites tracas et grandes obligations n’est pas toujours favorable à la profondeur !

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Ce n’est pas parce que vous désirez avoir une conscience profonde que vous avez une conscience profonde. Ça ne fonctionne pas à tous les coups ! Ce n’est pas parce que vous n’êtes pas dans une conscience profonde que vous êtes dans la confusion totale. Vous pouvez être dans un mental éclairé par votre quête de paix-intérieure.

Ce n’est pas parce que vous êtes dans une recherche spirituelle que vous avez obligatoirement une conscience juste ! Beaucoup de chercheurs ne cherchent pas la vérité: ils veulent  chercher, c’est tout. La recherche est leur mode de vie et ils s’en contentent.

Certains chercheurs cherchent la vérité en pratiquant des rituels, comme les bols tibétains et autres moulins à prières, les pierres, une maîtrise vraie ou supposée des chakras…mais rien de tout ça n’amène à l’accomplissement même si ça peut apporter un certain épanouissement personnel à ne pas négliger. Dans l’existence l’accomplissement spirituel n’est, après tout,  pas la seule chose qui compte.

Être conscient

n’est pas obligatoirement l’extase

Qu’est-ce que ça signifie : « être dans la conscience profonde » ? Ça ne signifie pas forcément être en extase, être dans une ineffable béatitude ! Je suis dans une conscience profonde quand j’éprouve ce sourire-intérieur qui m’allège l’esprit et que je vois le monde, la vie tels qu’ils sont vraiment. Je suis dans la conscience profonde ou pas, je ne peux pas faire semblant, en tout cas pas à mes propres yeux. Mais la profondeur de ma conscience n’est pas la seule chose qui compte, compte aussi la fréquence de cet état de conscience.

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Quand une personne n’est pas dans une conscience profonde, qu’elle s’en rend compte et qu’elle désire y être il n’y a pas cinquante façons de faire : il lui faut aller à l’intérieur. Qu’importe dans quel état mental elle est quand elle commence à chercher ce qu’il y a en elle, l’important est qu’elle le fasse avec conviction, avec un réel désir de changer quelque chose dans sa vie.

La façon la plus efficace d’aller vers l’intérieur c’est la méditation et sa pratique ne dépend pas de l’état où vous vous trouvez quand vous commencez. Vous devez juste bien cloisonner l’avant et l’après. Vous méditez, c’est tout ce qui compte. Il s’agit d’être disponible à la paix intérieure, de couper la parole au flot de pensées, de ne pas s’y arrêter, même si elles paraissent censées et spirituelles. La méditation profonde n’est pas la pensée. Si vous ne savez pas comment vous y prendre, demandez.

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Un mental sans contrôle

ne peut pas aider à méditer

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Rien de ce qui vient de la vanité, du faux soi ne peut vous aider à méditer. Seule votre posture intérieure et votre soif de paix peuvent vous aider. La pratique assidue des techniques de méditation de La Voie, une fois que vous les avez demandées et reçues, est vraiment le fil d’Ariane vous guidant vers la sortie. Vous faites ce que vous avez à faire, sans vous poser de questions, et les pensées glissent comme l’eau sur la feuille de lotus.

Il est un piège, sur ce chemin de la méditation, c’est la peur de s’ennuyer. Cette manie que l’on a d’être toujours occupé à quelque chose…comme s’il fallait qu’il se passe quelque chose pour que nous existions ! Quand je m’approche du calme intérieur je suis parfois pris d’un vertige, d’une peur qui fait que je renâcle. Mais qui a peur ? Et de quoi ? Le mental a peur de la vacuité qui se trouve dans la béatitude, mais il n’y a pas de raison d’avoir peur, au contraire: dans ce vide est contenue toute la paix possible.

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Mais vous n’y arriverez jamais tout seul…essayez, vous verrez. Il vous faut des conseils, des techniques efficaces, suivre un enseignement. La plupart des choses, dans l’existence, demandent une formation, un accompagnement, il n’y a pas de raison que la spiritualité déroge à cette règle. N’écoutez-pas votre ego-spirituel.

Celui qui étudie sans cesse pour augmenter son savoir voit grandir sa vanité. Celui qui se livre au Tao la voit chaque jour diminuer jusqu’au jour où il cesse d’agir. Dès qu’il pratique le non-agir, il n’est rien qu’il ne puisse accomplir. La maîtrise revient à qui reste au-dessus de l’action. Celui qui lutte pour gagner la maîtrise ne l’obtient jamais.

Lao-Tse, le Tao-Te-King, livre deux, chapitre 48

Pour le maître, le disciple est une occasion de servir. Si l’un n’estime pas son maître, si l’autre néglige son disciple, même s’ils semblent pleins de prudence, ils se trouvent plongés dans l’aveuglement. L’un a besoin de l’autre. Voilà ce qu’est La Voie la plus importante et la plus subtile.

Lao-Tse, le Tao-Te-King, livre un, extrait du chapitre 27

Supérieur au détachement de ses biens matériels est celui de ses connaissances, car en dernier lieu le non-agir trouve sa justification dans La Connaissance absolue. Cherche à connaître la vérité en approchant un maître spirituel.

Le chant du bienheureux  3.11 (Bhagavad-Gîtâ 4.33 & 34)