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Il y a un mot souvent utilisé dans le « milieu spirituel », ce mot est « chercheur » et il sous-entend : « de vérité ». Oui, le terme générique de chercheur sous-entend toujours de vérité. Si vous ne cherchez pas la vérité, vous n’êtes pas chercheur. Vous pouvez être un scientifique chercheur, un chercheur d’or, un chercheur de saveurs, un bibliophile aimant lire les ouvrages anciens qui parlent de spiritualité, tout ça est parfaitement bon et légitime mais, pour ce qui est du mot chercheur, comme il est utilisé dans les publications ayant trait à la spiritualité, il faut que vous recherchiez la vérité pour qu’il puisse vous décrire.

Si vous ne croyez pas en une vérité universelle, La vérité, alors c’est impossible que vous soyez un chercheur. Quand on est chercheur ce que l’on cherche c’est la vérité; c’est-à-dire ce qui est vrai pour tous et chacun, et pas quelque chose de relatif ou, pire, de faux avec une apparence de vrai. La peur de se tromper et d’aller sur une voie erronée, où l’on perdrait son temps et son énergie vainement, nous rend prudents et nous empêche, parfois, d’aller sur une voie rencontrée qui nous semble parler de vérité.

Je tiens à préciser une chose : il existe des vérités individuelles, autant que d’individus et La vérité ne s’oppose pas aux vérités individuelles, il ne s’agit juste pas de la même chose. Ces mots sont homonymes, pas synonymes. Par exemple on peut dire la vérité sur les colorants alimentaires mais La vérité, on ne peut pas en parler : elle ne peut pas se dire ni s’écrire. On peut parler à propos d’elle, mais on ne peut pas la dire : La vérité ne se dit ni ne s’écrit mais se vit, se voit, s’entend grâce à des techniques, à une pratique particulière ; La Voie.

Maintenant autre chose : le vrai et le faux

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Quand on a reçu la Révélation, c’est à dire que l’on est pratiquant de La Voie, on a le moyen de savoir si quelque chose est vrai ou faux, bon ou mauvais sans risque de se tromper et sans faire appel aux critères moraux ou religieux que l’on a appris et ce moyen c’est une technique de méditation exclusive dite du « Saint-Nom ». Pour les gens un peu habitués, je tiens à préciser que ce « Saint-Nom » ne peut se dire ni s’écrire, qu’il ne s’agit pas d’un mantra. On le connaît le jour de la Révélation. Bref, l’important est de savoir que grâce à cette technique il est possible d’avoir une sorte d’étalon, de base référentielle pour distinguer le vrai du faux, le bon du mauvais. Le jour de la Révélation tout ça est expliqué en détail.

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Par exemple si vous êtes pratiquant de La Voie, et que vous désirez savoir si une activité est bonne ou mauvaise, relativement à votre quête spirituelle, il vous suffit de constater si elle vous permet de rester dans le Saint-Nom ou pas (Dans la pratique de cette technique de méditation) ou vous en éloigne. Une activité qui vous empêcherait de rester concentré sur le Saint-Nom ne serait pas positive. Si pour vous cette pratique est essentielle, tout ce qui la favorise est positif, à contrario tout ce qui l’empêche est négatif. Il ne s’agit pas, forcément, de refuser toute activité qui ne favorise pas la pratique, car il existe de choses qu’il nous faut faire, que ça nous arrange ou pas. Nos devoirs doivent toujours êtres remplis, nos obligations assumées.

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Si la pratique de La Voie (De ses trois piliers) est essentielle dans la vie d’un pratiquant, l’assumation de ses obligations sociales, familiales et professionnelles l’est tout autant. On ne doit jamais sacrifier ses devoirs, ses obligations à la pratique. Les devoirs et obligations passent avant tout. Assumer est une des facettes de la pratique spirituelle bien comprise, d’ailleurs on en parle dans plusieurs livres qui traitent de ce sujet :

Le corps de tout être subsiste grâce aux aliments dont les pluies permettent la croissance et les pluies coulent de la Grâce, la Grâce découle de la dédication, de l’Observance des hommes qui s’acquittent des devoirs qui leur sont prescrits.

Les devoirs prescrits sont donnés à travers la connaissance et la connaissance est directement issue de L’Un. C’est ainsi que la conscience de sa présence se trouve dans l’accomplissement de ses devoirs et l’Observance.

Celui qui n’accomplit pas son devoir et n’observe pas les prescriptions de La Voie, vit certainement dans l’erreur, car celui qui se complaît dans les seuls plaisirs des sens existe en vain.

Le chant du bienheureux 24 (Bhagavad-Gîtâ 3:14 à 16)

Tu dois assumer tes devoirs sans chercher à les fuir, mais ne le fais pas pour jouir du fruit de tes actes. Ne crois jamais être à l’origine des conséquences de tes actes.

Reste fermement libéré des fluctuations du mental. Fais ton devoir, sans être lié ni par le succès ni par l’échec, c’est ta liberté.

Le chant du bienheureux 1.10 (Bhagavad-Gîtâ 3:14 à 15)

Celui qui sait comment aller sur La Voie ne génère pas de résidus. Celui qui sait parler, sous la dictée du Tao, ne dit pas de choses fausses. Celui qui sait compter ne se sert pas d’un boulier. Celui qui sait se garder n’a pas besoin de verrou ni de clé. Celui qui assume ses devoirs n’a pas besoin d’y être obligé.

Lao-Tse, Tao-Te-King, livre premier, aphorisme 27.

Le Saint-Nom (La technique de méditation et/ou le feeling ressenti) fait, entre autre, office de base référentielle: quand on le ressent, on l’apprécie tellement, c’est tellement et fondamentalement ce qu’il nous faut et que l’on attendait depuis toujours, que l’on veut le ressentir autant que faire se peut. Quand quelque chose nous éloigne de ce feeling, on l’évite, si possible. C’est sûr que de tailler la vigne favorise plus la méditation que de travailler dans une salle de marché devant plusieurs moniteurs pleins de chiffres et de graphique avec, à la main, toujours deux téléphones et plusieurs interlocuteurs. Sans parler du poids de la responsabilité qui pèse sur nous.  C’est peut-être pour cela qu’il a été dit:

Il sera plus facile à une corde de passer par le chas d’une aiguille qu’à un riche d’entrer au royaume des cieux.

L’évangile de Jésus extrait de 11:20

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Parfois nous avons une existence compliquée et la pratique de La Voie a du mal à trouver sa place dans cette complication. Quand on entre sur La Voie on est motivé par quelque chose de si fort que l’on est prêt à simplifier son existence. Un adolescent, un très jeune adulte sort chaque Vendredi et Samedi soir. Il va danser en boite de nuit, souvent consomme de l’alcool en excès et parfois d’autres produits psychotropes moins légaux mais tout aussi, même souvent plus « transcendantaux ».

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Mais voyez-vous beaucoup de personnes mariées, et à fortiori parents, agissant ainsi ? Non, elles se « rangent » et leurs vies sont simplifiées. Bien sûr que si elles regrettent leurs sorties et leurs excès elles ne seront pas heureuses dans ces existences simplifiées mais faire un choix c’est toujours abandonner quelque chose pour avoir autre chose. C’est la maturité. Pour La Voie c’est la même chose.

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Elle ne devient pas la seule « chose » qui compte dans notre vie, mais elle compte beaucoup. La famille, notre conjoint, nos enfants, le travail, l’implication dans des activités conviviales, communautaires et/ou sociales et humanitaires ont une importance non négligeable. Mais le pratiquant évitera, autant que cela sera possible sans négliger ses obligations, toute activité mauvaise, du point de vue de la pratique.

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Mais pour un chercheur, qu’est-ce qui peux l’aider à savoir si une chose est bonne ou mauvaise? Le bon sens, le sens moral, les lois et les réglementations. Mais à part ces aides précieuses? Rien. Il doit s’en remettre à la Grâce de L’Un qui ne manque jamais aux chercheurs sincères qui vont sur la route avec un réel désir de vérité. Le satsang* (Qui est parole de vérité) doit toucher l’âme via les oreilles. Si le satsang fait vibrer, en vous, une corde qui fait une belle musique, allez-y: faites confiance.

* Le satsang fait partie de la pratique de La Voie, avec la méditation formelle et active. Il s’agit de discours improvisés sous l’inspiration du saint-Nom. Ce mot signifie « compagnie de la vérité » ou des sages.

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