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Nous sommes obligés d’utiliser les mots pour communiquer verbalement et par écrit, il n’est pas vrai que de se regarder fixement dans les yeux suffise, à moins d’être entre personnes très amoureuses. Les mots sont interprétés différemment selon les personnes, ils sont comme ces auberges espagnoles où les convives mangeaient la nourriture qu’ils avaient apporté avec eux.

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Sur La Voie, comme pour tout le monde, nous donnons le sens des mots, que nous utilisons pour communiquer, selon notre acception et nous en informons les gens, ainsi le visiteur sait ce que l’on veut dire en disant tel mot plutôt que tel autre. Les mots moins connus, ou porteurs d’un sens profond, ou demandant des explications sont des liens qui renvoient à des textes.

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La Voie communique pour dire son existence aux chercheurs, pour se faire connaître. Elle le fait sur la toile, puis-qu’aujourd’hui c’est l’espace de partage. Pour cela les mots sont utilisés. Nous savons bien les limites de ce type d’expression. Comment faire passer par les mots ce qui est le plus profond chez l’être humain ? Ils ont une vertu: ils permettent, à ceux qui ne sont pas télépathes, ce qui est le cas de la plupart d’entre nous, de communiquer. Ils ont aussi un gros défaut: ils séparent des gens qui parlent de la même chose mais qui utilisent des mots différents ou qui ne s’entendent pas sur leurs sens.

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Parler de La Voie

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Si on parle de La Voie en utilisant exclusivement des mots de notre langue, certaines notions seront difficiles à exprimer simplement. Beaucoup vont discuter du sens de ces mots car tous les mots sont sujets aux interprétations. Entre le sens littéral d’un mot et ses divers sens dérivés, sans compter leur utilisation personnelle il y a la place à l’incompréhension. C’est pourquoi il arrive que certains mots de La Voie soient d’origine lointaine, tant en ce qui concerne la distance que le temps. Ce qui ne signifie pas que La Voie soit une spiritualité de tel ou tel pays ni de telle ou telle époque : elle est universelle et dans le présent.

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Chacun d’entre vous comprend les mots en fonction de ce qu’il croit savoir. Le mot « bon » ne dira pas la même chose à tout le monde. Certains aiment les goûts amers, d’autres non, même chose pour le sucré, le salé, l’acide etc. Donc dire que quelque chose est bon ne mettra personne d’accord. Imaginez avec le mot Dieu et âme ! Déjà que la notion d’un Dieu est soit niée, soit porteuse de concepts qui représentent Dieu comme un homme, une sorte de Jupiter. L’avantage des mots d’origine lointaine que nous utilisons parfois est qu’ils sont inconnus des gens et qu’il suffit d’en expliquer le sens en fonction de notre sens pour qu’ils soient compris de tout le monde de la même façon.

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Mots incapables de partages profonds

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Quand on a mangé un fruit inconnu et que l’on veux en dire le goût, comment le décrire ? Imaginez alors la difficulté qu’il y a à exprimer, par des mots, un vécu profondément spirituel ! Pourtant il faut utiliser les mots. J’évite d’entrer dans des polémiques car elles sont comme des boites qui renfermeraient d’autres boites, qui en refermeraient encore d’autres et ainsi de suite, à l’infini. L’important ce n’est pas les mots eux même mais leurs contenus. Les mots sont les contenants et le sens en est le contenu.

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L’homme parle du bien et du mal, mais sans conscience les mots sont vains

Bhaktimàrga 1-4-1

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Avoir une convention

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Il faut nécessairement une convention à propos du sens donné aux mots. Celui qui donne est l’hôte qui reçoit. Ceux qui sont reçus doivent respecter le sens de celui qui les reçoit. Cela fait partie des lois de l’hospitalité. La Voie, dans ses publications, se sert de mots pour nourrir l’intelligence du lecteur, de l’auditeur tout en transportant un sens profond que perçoivent seulement ceux que leur évolution spirituelle a amené à un certain point, à une certaine attente.

Si quelqu’un a des oreilles pour entendre, qu’il entende !

Jésus Christ, l’évangile de Jésus 6:14