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Aider les autres, les animaux, quand ils sont dans le besoin et/ou en danger et qu’il nous est possible de le faire est une grande et belle chose et je vous encourage à le faire. Certains ont une propension à se dévouer, d’autres non, c’est ainsi. Mais pour autant le but de la vie est-il d’aider les autres ? Le but de la vie est individuel, il est de faire en sorte de pouvoir, un jour, revenir à Dieu, ou quel que soit le nom que vous voudrez lui donner, en toute conscience.

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Vous venez seul au monde, même si vous êtes né avec un jumeau : votre âme est unique et vous avez une existence à vivre. Personne ne peut la vivre à votre place pas plus que vous ne pouvez vivre celle d’un autre. Vivre en couple n’empêche pas que votre vie soit la vôtre. Vivre votre existence en coexistence avec d’autres personnes n’empêche pas qu’elle soit votre existence. Vous êtes venu pour faire quelque chose de précis mais ne vous imaginez pas avoir une mission à part. Tout le monde naît pour faire quelque chose de précis et cette chose à faire est la même pour tous : réaliser le propos de l’existence.

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Le propos de l’existence

Le propos de l’existence n’est pas de gagner sa vie, de faire des enfants, de vivre en couple, de s’acheter une maison, de préparer sa retraite et de prendre une convention obsèques. Même si ces choses peuvent être faites. Le propos de la vie n’est pas de lutter contre le réchauffement climatique, pour la sauvegarde de la bio-diversité, contre la pollution et la déforestation. Même si ces choses peuvent être faites.

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Le propos de la vie n’est pas de lutter contre les injustices, contre la violence faite aux femmes, aux enfants et aux animaux. Même si ces choses peuvent être faites. Le propos de la vie n’est pas de changer le monde. Même si on peut le faire. Le propos de la vie n’est pas d’instaurer la paix dans le monde. Même si on peut le faire. Le propos de la vie n’est pas de venir en aide aux autres ni de les aimer comme des frères, même si vous pouvez le faire, si votre cœur vous pousse à le faire.

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La vraie raison d’être

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Non, il y a un propos, une raison d’être à la vie en général, et à la vôtre en particulier, qui est commune à tous et qui n’a rien à voir avec ce que je viens d’énumérer. Mais ce n’est pas le propos de ce texte : c’est expliqué dans d’autres textes, il suffit d’entrer « but de la vie » dans la fenêtre du moteur de recherche interne du blog, ils vous seront proposés.

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L’âme vient gagner la Conscience et choisir la Lumière

Bhaktimàrga 1-2-27

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Mais est-ce que ça veut dire qu’il ne faut pas faire toutes ces choses ? Non, certainement pas : vous pouvez faire des enfants, pour ma part j’en ai deux, travailler, acheter une maison, être solidaire, vous préoccuper de l’environnement, de la paix, du bien commun mais ce n’est pas le but premier de votre vie. Ces choses là peuvent être faites, si vous êtes portés à les faire mais ce ne doit pas être au détriment de la cause première de votre vie. Ce ne doit pas être à la place mais en plus.

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Pour accomplir la vraie raison de votre vie il est nécessaire de vous remettre en cause, d’aller voir en dedans et de simplifier votre esprit et votre existence. Le propos de La Voie est de vous donner les moyens, une méthode, des techniques et un enseignement pour le faire.

Les nobles causes, de fausses pistes ?

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Il y a des gens qui se dévouent à de nobles causes durant des années et des années et qui, arrivés à l’aube de la vieillesse, se rendent compte qu’ils n’y ont rien gagné en terme de réalisation, de compréhension. Ils sont fatigués et amers. La confusion, la souffrance morale les étreint et ils ne savent comment s’en défaire. C’est normal : durant trente ou quarante ans ils se sont occupé de nobles causes, ils se sont occupé des autres et pendant ce temps là, la confusion grandissait en eux. Trop occupés à s’occuper du jardin des autres ils ne se sont pas occupé de leur propre jardin.

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La dualité existe aussi chez l’être-humain et un composant de cette dualité adore qu’on le laisse tranquille, faire les choses à sa guise. Sur La Voie, comme dans la Bhagavad-Gîtâ et le Bhaktimàrga, ce composant est nommé « faux-ego ». Vous pouvez lui donner le nom de « vanité », s’il vous plaît. Le faux-ego aime ce qui est compliqué, aime que l’on s’occupe des autres comme ça…on ne s’occupe pas de lui: aider les autres ça évite de se remettre en cause soi- même…c’est un cul de sac, une fausse piste mais comme il y a le concept de sauver les autres, de les soigner, de les aider, de s’occuper d’eux, d’amour, ça plaît à notre sensibilité parce que ce sont de bons sentiments. Mais il faut d’abord s’occuper de soi. La vanité, l’ego-spirituel prend bien des chemins pour nous perdre ! Même ceux du dévouement !

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Quelqu’un qui s’occupe d’accomplir la vraie raison de sa venue au monde, en utilisant les bons moyens et en allant dans la bonne direction, trouve la paix, la simplicité, la conscience et s’en trouve plus heureux, accompli. Ensuite il peut aller vers les autres et s’occuper de nobles causes. Il le fait alors pour une bonne raison. Ce n’est pas en se consacrant aux autres que l’on devient humain c’est en devenant humain que l’on peut s’occuper des autres, si on est porté à le faire ou si c’est notre devoir. Mais si on veut rester solitaire, c’est notre droit et ça ne nous empêchera pas d’accomplir le propos de notre vie. Devenir humains signifie, ici, pleinement humain, c’est-à-dire conscient, libre des concepts, des sentiments, des pensées de son propre aveuglement.