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Depuis toujours

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La Voie existe aujourd’hui comme depuis très longtemps. C’est une façon de vivre en pleine conscience de son essence, alors…qu’est-ce que l’essence d’une personne ? Ce qui peut-être dit, en préambule, c’est ce qu’elle n’est pas:

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-Les choses qu’elle a apprise à l’école ou que l’existence lui a apprise.

-Les diplômes et les qualifications professionnelles de cette personne.

-Son passé.

-Sa profession.

-Son genre (masculin/féminin/indéfini ).

-Ses origines ethniques.

-La religion dans laquelle elle a été éduquée.

-Sa nationalité.

-Ses mensurations physiques.

-Son caractère.

-Sa personnalité.

-Ses possessions (Maison, automobiles, bijoux, vêtements etc).

-Ses talents.

-Ses idées sur les choses.

-Ses croyances.

-Ses maladies.

-Sa famille.

-Ses avis politiques.

-Son statut social.

-L’état de ses finances.

-Ce que pensent d’elle les autres personnes.

-Son casier judiciaire.

-L’endroit où elle vit.

-Son QI et QE.

-Sa culture.

-Ses traumatismes.

-Son conditionnement.

-Son atavisme.

-Son hérédité.

-Son apparence physique.

-Son karma.

-Ses concepts.

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L’essence d’une personne ne change pas de la naissance au décès. L’essence d’une personne  »X » est la même que celle d’une personne  »Y ».

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L’humain est à l’image de L’Un qu’un œil ouvert peut voir

Bhaktimàrga 1-2-15

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Les choses du monde, les événements, bons ou moins bons n’ont aucune influence sur cette essence. La Voie, sa pratique quotidienne, permet d’aller voir, en soi, cette essence,  de la « fréquenter » intimement et de se rendre compte qu’en fait cette essence c’est nous, le vrai nous. Bien sûr que cette essence n’est pas tout ce qui est nous, car notre éducation, notre milieu socio-culturel, bref tout ce qui a été énuméré plus haut, à quelques détails près, fait de nous un individu unique durant cette existence, il n’empêche que le noyau de notre personne est son essence, que par mesure de simplification nous désignons par le mot « âme ».

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La Voie n’a pas de nom

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La Voie remonte loin dans le passé et n’a pas toujours porté ce nom. Suivant l’époque, le pays et la culture où elle a été pratiquée elle s’est nommée de différentes façons, certaines connues, d’autres non. Nous l’avons nommée La Voie car aucun autre nom n’est satisfaisant. Le Tao-Te-King parle de cette voie. Saviez-vous que le mot Tao signifie «La Voie» ? Mais La Voie d’aujourd’hui n’est pas le taoïsme. Lao-Tse n’était pas taoïste non plus.

Le Yogasûtra parle de cette Voie, mais La Voie ne peut pas vraiment se nommer yoga (même si on a tenté de la nommer yoga-originel ), car le yoga, ou plutôt les yogas ne ressemblent pas à La Voie. Mais Patanjali ne pratiquait aucun des yogas connus actuellement, ni le hatha-yoga, ni le raja-yoga, ni le kriya-yoga, ni l’ashtanga-yoga même si ces divers yogas se réclament de lui.

L’évangile du Christ (évangile agnostique) parle de cette Voie, mais La Voie n’est pas chrétienne. Jésus Christ n’était ni juif ni chrétien. Il avait reçu une éducation juive mais son enseignement n’était pas juif.

La Bhagavad-Gîtâ parle de cette voie, mais La Voie n’est pas hindouiste ni vishnouite…surtout que dans ce livre ; sorte d’épopée comme  «le Seigneur des anneaux», ou plutôt le «Silmarillion», tout n’est pas l’enseignement de celui que l’on a surnommé Krishna. Krishna n’était pas son nom, c’était un surnom que les indiens d’origine aryenne, clairs de peau, donnaient à beaucoup d’indiens d’origine locale, de la plaine du Gange, qui étaient sombres de peau. Le mot « Krishna » signifie « sombre ». De plus l’enseignement qui est écrit à partir du chapitre deux de la Bhagavad-Gîtâ, a sans aucun doute été délivré par un maître dont on ignore tout. Les hindouistes ont noyé cet enseignement dans un ensemble de mythes qui n’ont rien à voir avec l’enseignement d’origine. Il est maintenant quasi impossible de démêler le vrai du faux.

Bouddha a parlé de cette Voie, mais la voie n’est pas bouddhiste. Sri Gautama n’était pas bouddhiste non plus, pas plus que Gosala, le maître de Gautama.

Le Tao-Te-King, dit à propos de La Voie :

La voie qui peut se dire n’est pas La Voie; le nom qui peut être dit n’est pas l’éternel, le sans nom, à l’origine du ciel et de la terre.

Lao-Tse, extrait du Tao-Te-King, livre 1, aphorisme 1

Quand un esprit sage rencontre le tao, il le suit avec zèle. Quand un esprit moyen rencontre La Voie il n’y montre aucune constance. Quand un esprit superficiel entend parler de La Voie, il la tourne en dérision. S’il n’en n’était pas ainsi La Voie ne serait pas La Voie.

Lao-Tse, extrait du Tao-Te-King, livre 2, aphorisme 41

Aucun des noms qu’on lui a donné n’a d’importance, les mots ne sont que des mots et ils n’ont d’intérêt que pour l’intellect des hommes qui aiment jongler avec les concepts et mettre les choses dans des cases, afin de les collectionner. La Voie ne porte pas le même nom en hindi, en sanskrit, en grec antique, en araméen, en tibétain, en français, en anglais etc.

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Si l’essence d’une personne n’est ni son nom, ni ses idées, ni son savoir, ni son apparence, pareillement l’essence de La Voie n’est en rien le nom qu’on peut lui donner, pas plus Madhyama-màrga, yoga-originel, La voie de la Liberté que La Voie. La Voie est avant tout une pratique dont on reconnaît les fruits en la pratiquant.

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Toutes les grandes religions, les grandes philosophies, les grands courants de pensée, les pratiques yogiques sont issus de la même essence spirituelle à laquelle s’attache La Voie. Il s’agit d’en faire l’expérience.

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Cette expérience est possible

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Cette expérience est possible grâce à une pratique complète. Cette pratique est offerte à toute personne qui le désire et réalise qu’elle a vraiment soif de faire ce retour vers l’intérieur.

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Il ne s’agit pas de lâcher une religion, une pratique, un yoga, une situation sociale ou familiale pour faire cette démarche intérieure. Il ne s’agit pas de lâcher quelque chose pour une autre, non: ce n’est pas un échange, un troc. Il s’agit de quelque chose de plus: la possibilité d’aller à l’intérieur de soi, très profondément, d’entendre et de voir l’essence qui nous fait et nous maintient en vie et de vivre son existence en toute conscience.

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Il n’est pas question de tout quitter, d’aller vivre dans une cabane et de passer sa vie en position du lotus, le sourire aux lèvres et la barbe au menton en disant des phrases hermétiques au seul usage d’élus qui savent. C’est pour tout le monde à condition d’en avoir besoin.