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La paix intérieure

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Dans une démarche spirituelle bien comprise, ce qui est visé c’est la paix intérieure. Certains la cherchent dans une thérapie ou en pratiquant un des nombreux yoga. Pour ceux qui croient en Dieu, le but est aussi de le rencontrer et d’avoir une relation privilégiée avec Lui.

Dieu ou, si ce mot vous gène; L’Un ou le Tao est en tout (pour le Tao ce qui est en tout est sa vertu) et, comme nous faisons partie du tout, une part de Lui est en nous. Alors, plutôt que d’aller à droite et à gauche pour trouver cette part de Lui, autant aller au plus simple et chercher en soi. Il y a une condition impérative à l’établissement d’une relation intime et profonde avec le divin qui est en nous…cette condition est l’abandon de toute confiance en notre vanité.

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Celui qui ne demande rien et donne sans compter a tout,

ce qui a de la valeur a un prix celui du Royaume est la vanité

Bhaktimàrga 2-3-10

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Ce préambule n’est pas une figure de rhétorique destinée à vous convaincre en suscitant des images issues des livres ou des traditions mystiques. Il est possible de regrouper sa conscience et de trouver la paix. Pas la paix qui est l’absence de guerre, la paix qui est là tout le temps, même quand nous sommes en guerre et que nous ne la voyons plus. Quand on sait comment faire on peut se réunir, regrouper sa conscience et aller au delà des pensées, des concepts et des sentiments pour être simplement dans la vraie paix ou le Royaume, comme disait le Christ. En vous règne la béatitude tout le temps, de votre naissance à…elle n’a pas de fin, même à la fin. Elle ne dépend pas des événements ni même de vous, de qui vous croyez être ni de ce que vous faites de votre existence.

Jour, nuit

Cette béatitude règne en vous, même quand vous pleurez la mort d’un être cher, même quand vous vous injectez de l’héroïne, même quand vous êtes enfermé dans la cellule d’une prison ou sur un lit d’hôpital. Cette béatitude n’a pas besoin que vous ayez conscience d’elle. De deux choses l’une: soit vous avez conscience de cette béatitude et vous en jouissez, soit vous n’en n’avez pas conscience et vous n’en jouissez pas.

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Avoir conscience: béatitude. Ne pas avoir conscience: non béatitude et pire encore…dualité, confusion, doute et peur. C’est comme d’utiliser un bouton électrique: clic, lumière, clac, ténèbres, clic, lumière, clac, ténèbres…aussi automatiquement et invariablement que cela. Il y a plusieurs conditions pour se connecter, pour brancher sa conscience sur la béatitude qui règne en vous.

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Il faut demander

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Tout le monde a besoin de béatitude, qui la refuserait ? Mais peu demandent à recevoir le moyen d’en prendre conscience, pourquoi ? Parce qu’il faut le demander et c’est là que la vanité intervient. La vanité empêche de demander. L’abandon de sa vanité est la première condition. Croyez-vous que les âmes avides de connaître la paix se rencontrent dans le rang des religieux ? Non, rarement, en général elles se rencontrent parmi ceux qui souffrent et qui ne connaissent rien à la spiritualité.

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Laissez venir à moi les petits enfants, et ne les en empêchez pas; car le royaume de Dieu est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne recevra pas le royaume de Dieu comme un petit enfant n’y entrera point.

Évangile agnostique 11:10-11

Quand on connaît une grande quantité de choses à propos de Dieu, de l’âme, du karma, des chakras, de l’aura et toutes sortes de choses apparentées, on s’est fait une opinion, une idée, des concepts et tout ce savoir nous empêche de demander des explications à propos du Royaume.

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Personne ne coud une pièce de drap neuf à un vieil habit; autrement, la pièce de drap neuf emporterait une partie du vieux, et la déchirure serait pire et personne ne met du vin nouveau dans de vieilles outres; autrement, le vin fait rompre les outres, et le vin et les outres sont perdus; mais il faut mettre le vin nouveau dans des outres neuves .

Évangile agnostique 3:8-9

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Oublier ce que l’on sait

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Il faut accepter d’oublier tout ce que l’on sait et cela demande deux choses difficiles à réunir : l’humilité et la soif de vérité.

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Nul ne peut servir deux maîtres. Car, ou il haïra l’un, et aimera l’autre; ou il s’attachera à l’un, et méprisera l’autre. Vous ne pouvez servir Dieu et Mamon.

Évangile agnostique 22:22

Il faut jeter aux orties toutes vos théories, vos concepts, votre savoir à propos de la spiritualité et aller vers la Grâce comme un petit enfant.

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Jésus, voyant cela, leur dit: « Laissez venir à moi les petits enfants, car le Royaume est pour ceux qui leur ressemblent. Je vous le dis en vérité, quiconque ne sera pas comme un petit enfant ne connaîtra pas le Royaume. »

évangile agnostique 11:11-12

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Les pleins de spiritualité, les tenants d’une religion, d’une pratique, d’initiations déjà reçues sont souvent attirés par le discours délivré par La Voie mais ils s’arrêtent au seuil de la Révélation car ils ne peuvent laisser tomber tout ce qu’ils possèdent de savoir. Ils sont cet homme affligé qui s’en va, tout triste, car il avait de grands biens.

Mais, affligé de cette parole, cet homme s’en alla tout triste; car il avait de grands biens.

Évangile agnostique 11:18

Le sage travaille, exempt de désirs, à garder le peuple dans sa pureté originelle, loin des connaissances vaines. Il fait en sorte que les savants se méfient de leurs savoirs et n’osent plus agir en les prenant pour guide de conduite. Ce prince éclairé pratique le non-agir, et alors il n’y a rien qui ne soit bien gouverné.

Lao-Tse, Tao-Te-King livre1, extrait de l’aphorisme 3

Que celui qui a des oreilles pour entendre entende, que celui qui a des yeux pour voir, voit et que celui qui a une bouche pour demander demande.

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