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Tout l’univers n’est fait que de l’essence de tout,

Des choses petites comme des choses grandes

Et l’éclat blanc de sa Lumière est partout,

A cette évidence il faut bien que je me rende.

Le passé disparu, le futur à venir,

Il ne nous reste plus que cet instant présent

Et le besoin de lui, pour lui appartenir

Afin de recevoir un bonheur suffisant.

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L’espace est plein de lui et le temps mêmement,

N’est fait que de l’instant, de sa paix lumineuse.

Le temps n’existe pas, croyez-moi on vous ment,

Vous berçant d’illusion, erreur vertigineuse.

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En nous est une paix lumineuse et parfaite,

Comme une sphère d’or sur laquelle est posé

Le voile enténébré d’amours insatisfaites.

Notre âme, alors, ne peut jamais s’y reposer.

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Se mélangent, en nos cœurs, le passé, le futur,

Les doutes que l’on a et les craintes aussi.

Nous subissons, alors, la grande dictature

Du faux-égo, en nous, de sa suprématie.

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Tandis que nous pleurons des larmes d’amertume,

En regardant ce que nous sommes devenus,

N’espérant plus, alors, que des bonheurs posthumes,

Nous oublions pourquoi nous sommes ici venus.

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Tant de peine en surplus, tant de larmes versées,

Comme un enfant qui pleure sans bien savoir pourquoi,

Malgré tout ce bonheur, par la vie dispensée,

Et ce Seigneur aimant qui, en nous, se tient coi.

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Mais qu’importe le temps, seul compte le présent.

S’il faut recommencer à se tourner vers lui,

Comme le nouveau-né, comme l’agonisant,

Alors recommençons à nous tourner vers lui !

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Qu’y a-t-il de plus beau que de renouer avec cette partie essentielle de nous ? A force d’obligations familiales, professionnelles, sociales, un clou chasse l’autre et le planning d’une « honnête-personne » ne laisse aucune place, ou si peu, au simple plaisir, à la liberté et à la spiritualité vraie.

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La force des contraintes

Les contraintes qu’impose la société humaine, où règnent l’économie, la productivité, l’efficacité, la performance et la simple survie, sont telles que votre attention est entièrement tournée vers l’accomplissement de cette gageure : réussir à assumer toutes ces contraintes, ces obligations. Aussi quand on vous propose de vous tourner vers la paix intérieure vous êtes tenté de répondre : « Pas le temps ! je m’occupe de choses sérieuses ! ».

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Tant qu’il vous reste l’espoir de vous en sortir, vous continuez cette fuite en avant qui mène au cul-de-sac de la retraite. Alors, à quoi pourront bien vous servir tous ces efforts faits dans l’enfance, pour étudier afin d’avoir un bon métier, à quoi pourront bien vous servir toutes ces années consacrées à gagner votre pain ? Sans refuser les obligations de l’existence, vous pouvez changez vos priorités. Certains écologistes, altermondialistes prônent la décroissance et avant de rejeter cette idée au nom du progrès, il faudrait s’y intéresser avec objectivité sans brandir l’épouvantail de l’obscurantisme et de la cabane au fond du jardin.

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Aménager votre existence

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Pour la vie spirituelle, il y a aussi une idée de décroissance. Vous pourriez aménager votre existence pour laisser la place à plus de Conscience. La venue d’un enfant, d’une autre personne dans votre vie est capable de tout bouleverser, alors pourquoi pas changer quelques choses pour favoriser votre épanouissement spirituel ?

Retour à des choses plus simples

Il existe une tendance du « retour-au-vert » qui fait que certains vendent leurs appartements citadins, démissionnent d’un bon emploi de cadre, s’endettent sur vingt ans pour retourner à la province de leurs grands-parents et y investir dans une ferme auberge, des gîtes ruraux, un élevage d’escargot, un poney-club. Le but de ces gens est de revenir à une vie plus simple, plus saine, plus calme et plus vraie, pleine de sens.

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Le retour au centre

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C’est exactement le propos d’une vie spirituelle bien comprise et bien menée. Cette tendance pourrait être nommée le « retour-à-L’Unité », le « retour-au-centre », le « retour-à-la-paix », bref, au bonheur. La vie spirituelle mérite bien quelques aménagements.

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Ces aménagements ne sont pas forcément drastiques, tout dépend d’où vous partez et ils n’auraient rien d’un sacrifice. Un sacrifice c’est lorsqu’on y perd, mais là il s’agit d’y gagner ! Il n’est pas question ne s’obliger, de se forcer à consommer moins, à s’habiller comme un ermite, d’aller à pied ou en stop, de loger dans une cabane de jardin, non : il s’agit de remettre votre conscience au bon endroit, en vous, puis d’agir comme cette conscience recentrée vous poussera à le faire.

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Si vos désirs baissent, à cause de la plénitude qui vous emplira, alors vous consommerez moins et aurez peut-être un peu moins besoin d’argent et comme l’argent c’est du temps, ça dégagera du temps pour la méditation…dingue, non !? En plus cela fera aussi que vous serez moins les dindons d’une farce que vous ne mangerez jamais.