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Dans l’existence chacun a un ou plusieurs buts…pour les plus malheureux, le but sera seulement de rester vivant, de boire, de manger, de ne pas se faire tuer, pour d’autres, les moins nombreux dont nous faisons partie, le but ou les objectifs seront divers, à chacun le ou les siens : « réussir dans la vie », fonder une famille, changer le monde, faire le bien, vivre longtemps, rester en bonne santé, protéger la nature, faire de la politique, battre des records sportifs etc.

Il est possible de poursuivre plusieurs buts simultanément : battre des records sportifs et vivre l’amour, acheter une maison etc. En tous cas il y a quelque chose de commun à tout le monde : le désir d’être heureux autant que faire se peut, ou au moins de ne pas être malheureux. Tous ces buts, ces objectifs sont légitimes, dans la mesure où ils ne nuisent à personne, mais ils ne sont pas le « but de la vie ».

Se fixer des « objectifs existentiels » est légitime et même indispensable : on ne peut pas vivre seulement pour trouver le « but de la vie » et, une fois ce but trouvé, l’atteindre. Nous ne sommes pas seuls au monde et nous ne vivons pas seulement de mysticisme : il nous faut manger, nous loger et avoir des échanges avec nos contemporains.

De plus les instincts existent et les suivre n’est pas une option : tant que nous sommes en vie les instincts font partie de la vie et ils ne sont pas là pour rien. Assumer ses devoirs est quelque chose de très important sur La Voie et suivre ses instincts, avec discernement, est un devoir dans la mesure où nous croyons en une volonté immanente, créatrice, le minimum que nous puissions faire est de nous servir de tout ce qu’elle nous a donné et les instincts font partie du « package ».

Le but essentiel

Mais il existe un but, une raison d’être à la vie. « La vie n’est pas le résultat de forces imbéciles surprises à délirer ». Selon La Voie le but essentiel de la vie est de revenir là d’où nous venons en toute liberté et conscience. Selon d’anciennes spiritualités, le but de la vie serait la Libération des chaînes du Samsâra ou  »cycle-des-incarnations ».

Il reste à dire d’où nous venons et pourquoi nous avons quitté cet « endroit » juste pour y revenir. Mais c’est là un autre chapitre. Pour atteindre ce but la première chose est de retrouver son identité essentielle. Tout le monde croit être ce qu’il est mais la plupart des gens ne connaissent pas leur identité essentielle.

Cette identité essentielle n’est pas la personnalité, issue du conditionnement, de l’éducation, de la génétique, des conséquences de ce qui arrive, le bon comme le mauvais. Nous sommes notre personnalité, comme nous sommes notre corps mais pas seulement. Nous sommes, essentiellement, notre âme, ou esprit. L’âme est le pilote du corps, son ordinateur de bord est le cerveau et le système d’exploitation du cerveau est l’intelligence ou mental. C’est l’âme qui doit dominer le mental, pas le contraire ! Souvent la conscience s’est perdue dans le mental et a oublié sa véritable place. Un des buts de La Voie est de faire que vous retrouviez cette place.

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Se réveiller du rêve

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Certains, portés à la spiritualité, au mysticisme ont comme but d’atteindre l’éveil, comme bouddha l’a fait en son temps. Selon eux, il s’agit de se réveiller du rêve des renaissances successives. L’éveillé échappe au cycle des incarnations.

Là où la voie diverge des spiritualités plus « académiquement-reconnues » c’est que ces buts, l’éveil et la Libération, ne sont pas la principale préoccupation. La Voie est plus attachée à la réalisation qu’à la Libération. La réalisation peut être atteinte dans l’existence présente, mais la Libération c’est une autre affaire !

La Réalisation, pour un pratiquant de La Voie, c’est d’être sur La Voie du lever au coucher, c’est de la rendre réelle dans sa vie. Mais La Voie c’est quoi, exactement ? Un livre ancien parle de ça, mais avec d’autres mots car il a été rédigé il y a très longtemps en chinois traditionnel (celui qui existait avant le mandarin). Ce livre aurait été rédigé par un sage du nom de Lao-Tse, c’est le Tao-Te-King. Vous pouvez le lire gratuitement sur un blog dédié que j’ai créé pour vous. Si le cœur vous en dit, suivez ce lien : Tao-Te-King.

La Voie

Le mot Tao désigne deux choses : d’une part le « principe immanent » créateur de toute vie, que les croyants désignent par le mot Dieu et la voie spirituelle qui permet d’être en harmonie avec ce principe. Le mot Tao signifie « La-Voie ». Sur la version que j’ai rédigé, celle à laquelle je vous adresse, pour préciser j’ai écris Tao avec un « T » majuscule quand il s’agit du « principe immanent » et tao, avec un « t » minuscule quand il s’agit de La Voie, c’est-à-dire de la pratique spirituelle.

La Réalisation est donc le fait d’être dans la pratique spirituelle du lever au coucher. Bien sûr que cette histoire d’incarnation et de Libération est le but ultime mais c’est tellement loin, pour notre esprit et est-ce que l’on est si pressé d’y arriver ? Sans doute qu’un bouddhiste tibétain a soif de se libérer, ou un hindouiste mais nous, les occidentaux d’origine chrétienne ou autres, est-ce que la Libération nous motive ? Je ne crois pas, c’est pour cela que le propos de La Voie, prosaïquement, est la Réalisation.

Mais La Voie, cette pratique spirituelle, à quoi ça ressemble ? D’abord je tiens à préciser que La Voie n’est pas une religion. Je n’ai rien contre les religions mais La Voie n’en n’est pas une. La Voie est un chemin spirituel, une spiritualité. Quelle est la différence entre une spiritualité et une religion ? Une religion a un dogme, des croyances clés en main qu’il faut accepter. Une spiritualité est plus une pratique qu’une croyance.

Alors, à quoi ça ressemble cette pratique ? Cette pratique est composée de trois piliers, de trois choses à faire chaque jour. Cette ensemble de choses à faire se nomme l’agya. Un de ces trois piliers est la méditation profonde, sans mantra ni postures du corps. Un texte viendra expliquer l’agya de façon plus précise, ce n’est pas le propos ici. La Réalisation c’est le fait de suivre cet agya (on dit observer) chaque jour. Un des trois piliers permet de faire ça toute la journée, quelles que soient nos occupations. Ce n’est pas toujours si simple, certaines occupations sont plus favorable à l’Observance (le fait d’observer l’agya) que d’autres, mais c’est possible, avec de la pratique. Pour commencer à pratiquer il est nécessaire de connaître les techniques de méditation propres à La Voie. Elles sont au nombre de quatre et peuvent être révélées à ceux qui en font la demande après une période de préparation: lavoie.eu@gmail.com

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Le but du pratiquant

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Un pratiquant de La Voie cherche à rester centré, conscient autant que faire se peut. Son but est de se réveiller de ce rêve qu’est l’existence passée dans la confusion du mental, dans son illusion et son aveuglement générateurs de souffrances et d’incompréhension.

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Les trois pratiques de l’agya sont simples mais la force d’inertie, la lourdeur propre à la nature humaine est forte ! Voyez comme il est difficile de cesser de fumer, de boire, de jouer (aux jeux d’argent). Il n’est pas question de renier la part animale qui fait partie de nous, durant cette existence incarnée, mais il faut aussi vivre sur le plan spirituel. Mais comment lutter contre la force centrifuge (les sollicitations des sens) qui nous éloigne irrésistiblement du centre ?

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C’est là qu’entre en jeux la Grâce

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La Grâce est une force qui permet de vaincre cette inertie. Cette force existe et s’exprime constamment en nous. Il suffit de la ressentir et de s’abandonner à elle pour qu’elle agisse : « Aide-toi et le ciel t’aidera ». C’est un des propos de La Voie que de se réconcilier avec la Grâce en donnant les moyens d’approfondir sa Conscience. Un texte sera dédié à ce sujet.