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Tous les êtres vivants, en particulier les êtres humains, sont en vie pour une raison précise, au delà des différentes raisons personnelles, des projets de vie. Cette raison, très peu de gens la connaissent. Il faut dire que la majorité des gens cherche simplement à survivre.

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Dans des pays, portés traditionnellement à la spiritualité, cette raison est connue et un grand nombre de gens œuvrent à leur accomplissement spirituel. En apparence seulement parce qu’ils ne croient pas, au fond, qu’ils pourront accomplir le propos de leur vie dans cette incarnation et se contentent de préparer la suivante en accumulant le bon karma, comme les bouddhistes, dont le but est de se libérer des chaînes des réincarnations, mais qui au lieu de chercher à gagner cette libération, font tout pour générer un bon karma afin que leur existence prochaine soit meilleure.

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Dans nos pays vous vous posez beaucoup de questions à propos du passé, de l’avenir, de votre relation aux autres, de l’argent, de l’injustice qui vous est faite et de ce qui peut bien clocher, chez l’autre, pour que vous ne soyez pas reconnu à votre juste valeur. Si vous ne vous reconnaissez pas dans cette description c’est que vous n’êtes pas de ceux-là, ou que vous n’avez pas forcément un regard très lucide sur vous-même.

La solitude moderne

Chacun est devenu un atome solitaire dans une société qui a perdu sa cohérence et qui ne vous est plus d’aucun secours, selon votre ressenti. Vous construisez des murs qui vous enferment dans l’espoir d’une sécurité rassurante. Vous avez peur sans savoir de quoi exactement, aussi cristallisez-vous ces peurs autours de noyaux tels l’étranger, les délinquants, la financiarisation du monde, le chômage, la dette souveraine, le réchauffement climatique, la maladie et la grande peur, la mort.

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Pour lutter contre la mort, dans un bataille perdue d’avance, vous faites attention à votre alimentation, vous faites du sport et vous rendez chez les spécialistes de la beauté pour ralentir, des ans, les irréparables outrages.

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Contre les mauvaises nouvelles du monde vous zappez les informations pour des émissions plus joyeuses. Pour éviter le réchauffement climatique vous travaillez à changer vos habitudes de consommation, triez vos déchets et prenez des douches plutôt que des bains…mais rien n’y fait : vous avez toujours cette angoisse latente tapie comme le monstre de votre enfance, au sommet de l’armoire de votre chambre.

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C’est pourquoi vous évitez d’aller voir en votre dedans : parce qu’y réside ce monstre, prêt à vous dévorer…dommage parce que le remède, la réponse se trouve en votre dedans et de monstre il n’y en a pas.

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Les trois façons

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Vous faites avec ce que vous êtes ! Avec ce que vous croyez être. Chaque personne est triple, composée de celle qu’elle croit être, de celle que les autres pensent qu’elle est et de celle qu’elle est réellement. C’est cette dernière identité qui devrait revenir à la surface de la conscience pour regarder le monde et sa vie avec une vision juste.

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Il existe trois façons de voir :

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-La vision-externe, qui se limite aux apparences.

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-La vision-mentale, qui tente de percevoir les sentiments, les pensées d’autrui et veux comprendre.

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-La vision-juste, celle de la conscience, de l’âme (vision atmique) qui vous permet de voir l’unité au cœur de la multiplicité.

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C’est cette dernière vision que vous pourriez privilégier, à laquelle vous pourriez vous fier pour aller dans la bonne direction et appréhender votre existence et le sens de votre vie, la spiritualité, pour faire les choses. Il existe trois façons de faire chaque chose :

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-La mauvaise,

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-La bonne,

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-La parfaite.

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Cette dernière façon est celle du non-agir, selon Lao-Tse et le Tao-Te-King. Selon La Voie d’aujourd’hui c’est le Service, un des trois piliers de sa pratique. Le non-agir est l’acte fait en conscience et dans le détachement, en ayant à cœur l’harmonie du geste, son optimisation et sa relation avec l’harmonie du dedans. C’est comme pour la vérité. Je parle de la vérité universelle, pas des vérités individuelles. L’une n’empêche pas les autres ! Chaque personne, vis à vis de la vérité se trouve dans une des trois positions suivantes :

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-La non-vérité dans la non-vérité.

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-La non-vérité dans la vérité.

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-La vérité dans la vérité.

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-Pour la première position, La non-vérité dans la non-vérité, tout commentaire est inutile : la personne ne se soucie pas le moins du monde de son intériorité, d’une éventuelle raison transcendantale à sa vie, se contentant d’exister. Tout le monde est passé par ce stade de conscience mentale, par l’attachement et la souffrance de la dualité.

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-Pour la deuxième, la non-vérité dans la vérité, c’est la position de ceux qui savent, théoriquement, ce qu’est cette vérité universelle et qui font ce qu’il faut, pour l’apprivoiser mais qui ne mettent, dans leur pratique, que leur mental. Ils ne s’investissent pas de toute leur âme et se contentent de collectionner les mots et les concepts, les savoirs.

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-Pour la vérité dans la vérité c’est différent : là on se donne vraiment. Si c’est ce que vous cherchez, alors La Voie est votre voie. Sa pratique régulière donne toute sa mesure avec une solide motivation et de la persévérance. La grâce ne se substitue pas à vos mérites. Elle rend ces mérites fructueux. Le Christ disait que l’on reconnaîtrait le bon arbre à ses fruits, mais les fruits ne viennent que si vous y travaillez. Souvenez-vous de la parabole de la graine à semer sur une terre préparée et libre de ronces, broussailles et pierres.

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La grâce est contenue dans la graine, mais c’est à vous de préparer la terre, de semer, d’arroser et de désherber. Si vous désirez la vérité universelle et l’accomplissement de votre raison d’être fondamentale, mais que vous n’êtes pas prêts à faire le nécessaire, alors c’est inutile : restez où vous êtes et contentez-vous d’exister comme le fait tout mammifère dans la nature. Se loger, se nourrir, se reproduire et mourir.

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La pratique régulière de ce qui fait La Voie n’est ni un pensum ni une punition mais, au contraire, un grand bonheur…évidemment, aller à l’envers de ses pulsions n’est pas aisé, pourtant c’est possible avec une juste-motivation et de la persévérance.

Avec tout ça je constate que je n’ai pas écris quelle était cette raison fondamentale de vivre qui est celle de tous les êtres humains, au delà de leurs différentes motivations…ce serait un peu long et vain de tenter de l’expliquer ici, sur ce média. Vous pouvez toujours poser la question ici : gianyoganand@hotmail.fr