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Dire : “Nous sommes notre ego” est très réducteur, comme de dire “nous sommes notre âme” car nous sommes faits de toutes les « couches » qui nous composent, comme un oignon, de la plus visible, le corps humain, à la plus profonde, l’âme. Il n’y a pas que ces deux couches. Nous sommes aussi notre mental, avec ses connaissances, ses sentiments, ses souvenirs. Je ne parlerai pas des corps astral, éthérique, causal ou des sept autres corps de certaines voies ésotériques.

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Toutes ces couches qui nous font ont leur importance

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Chacune de ces couches est importante et n’en considérer qu’une ou deux est très réducteur. Certaines de ces couches n’ont de vie que pour le temps de l’existence. L’âme, a une existence transcendantale, qui dépasse la durée de l’existence.

Il est tentant, quand on a une propension à la spiritualité, de s’identifier à cette dernière couche et de dire: «Nous sommes vraiment cette couche-là : l’esprit immortel et tout le reste n’est qu’outil, enveloppe, scaphandre, utilitaires pour notre existence».

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Mais si l’éternité a son importance, cette existence est importante aussi, durant moins longtemps sans doute mais comme la vérité, la vie, l’éternité est dans l’instant présent, chaque instant est essentiel.

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Nous sommes aussi ce corps et ses besoins

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Les instincts du corps, son cerveau logeant notre mémoire et nos rêves, nos sentiments, nos peurs, nos amours, notre savoir et notre personnalité, c’est tout cet ensemble, ainsi que nos yeux, nos cheveux, nos phéromones qui font ce que nous sommes pour ceux que nous croisons et avec lesquelles nous interagissons. Notre destinées est dans cette interaction et pour l’assumer nous avons besoin de tout ce qui nous constitue.

La spiritualité la plus profonde

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Pour ce qui concerne la spiritualité faite de contemplation et d’extase, il est nécessaire de mettre un moment de côté les couches les plus superficielles, pendant la durée de la méditation profonde, afin de jouir de la conscience la plus haute. Durant ces moments privilégiés seule la béatitude compte et le mental, si utile dans la vie habituelle n’est plus notre ami : “Chaque chose en son temps…”

Quand on fait du sport, on privilégie le corps physique et le mental, quand on peint on privilégie la sensibilité. Pareillement, quand on pratique la méditation profonde (l’un des trois piliers de la pratique) on privilégie la conscience.

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Nous sommes faits de toutes les “couches”

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Chacune d’entre-elles est importante. Sur La Voie, la pratique nous permet d’aller dans notre entièreté, en assumant chaque facette de notre être, des plus « périphériques » aux plus profondes. Cette pratique est composée de trois piliers que sont:

Le « service » (ou méditation en action) qui permet d’assumer nos devoirs, les obligations de l’existence tout en gardant sa conscience centrée et son mental sous contrôle.

La « méditation » (profonde) permet de se recentrer plus fortement, de se réinitialiser afin de connaître le bien-être d’une conscience que l’activité du mental ne perturbe plus, ou qu’elle perturbe moins.

Le « satsang », paroles inspirées et partagées, permet d’être motivé à pratiquer avec assiduité et donne des mots à la compréhension.

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Cette pratique se nomme, sur La Voie,

“Les trois piliers”

Cette pratique, les trois piliers, n’est possible qu’après avoir reçu la révélation des techniques de méditation profonde. Il y a ce centre, en vous, où règne une grande paix et ce à chaque instant depuis votre naissance jusqu’au rendez-vous final. On peut s’y pelotonner seulement quand on se pose au bon endroit et pour ça il est indispensable de connaître les bonnes techniques.