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Vivre sa vie ou y réfléchir

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Vous avez toujours le choix de vivre votre vie ou d’y réfléchir. Des gens croient être dans une démarche spirituelle parce qu’ils se penchent sur des livres sacrés pour y trouver des connaissances. Ils se disent chercheurs.

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Un livre de cuisine ne calme pas la faim

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Certains, qui ont faim, ouvrent des livres de cuisine, les lisent et en décortiquent les recettes, chaque mot, chaque ingrédient. Mais un livre ne calme pas la faim. tout, dans l’existence, ne procède pas de la réflexion.

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Le mental est vraiment un merveilleux outil pour réfléchir, mais tout ne procède pas de la réflexion. Par exemple, le plus cérébral des amoureux devra laisser “parler-la-bête” quand la personne qu’il aime lui dira oui et là…laissons le voile de la pudeur recouvrir cette scène bien naturelle mais néanmoins intime.

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Il en est de la spiritualité comme de l’amour: il faut laisser parler l’instinct. Comme il a des instincts primaires, l’humain a un instinct supérieur. Les instincts primaires vous les connaissez: survie, reproduction, propriété, territorialité. L’instinct supérieur est ce besoin de spiritualité, d’approfondissement de sa Conscience qui se manifeste souvent par la recherche du bonheur.

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Les choses du monde

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Ce n’est pas dans les choses matérielles que le besoin de bonheur sera satisfait. Par ignorance on confond cet instinct supérieur avec d’autres comme l’instinct de survie qui pousse à satisfaire ses besoins fondamentaux, celui de manger, d’être en sécurité, de boire, de dormir, de s’abriter.

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Cet instinct de survie pousse à chercher le bien-être lié à la satisfaction de ces besoins fondamentaux. Mais ces besoins satisfaits ne comblent pas la soif de profondeur spirituelle et l’insatisfaction demeure sans que l’on sache pourquoi et on continue à courir le monde et ses plaisirs.

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Les cinq couleurs rendent aveugles les hommes. Les cinq notes rendent sourds les hommes. Les cinq saveurs trompent le goût des hommes. Tout occupés aux plaisirs de leurs sens tournés vers le dehors, les hommes ne voient plus l’essentiel en leur dedans.

Les courses violentes, l’exercice de la chasse rendent fou le cœur des hommes. La course aux biens inaccessibles pousse l’homme à des actes mauvais. De là vient que le sage se tourne vers l’intérieur et ne s’occupe pas uniquement de ce qu’il voit, de ce qu’il entend ni de ce qu’il goûte.

Lao-Tse, Tao-Te-king 1:12

La peur qui est dans le cœur des autres ne doit pas effleurer le tien. Les Hommes sont excités et courent sans cesse après les plaisirs. Ils désirent avidement la chair du bœuf pour satisfaire leur gourmandise, au printemps, ils montent sur une tour élevée pour contenter leurs yeux.

Mais moi je reste calme : étranger au tumulte comme le nouveau né, le regard tourné vers le dedans. Je suis dans le vrai détachement; comme sans but ni logis. Les hommes de la multitude ont amassé tant de biens. Je suis comme celui qui a tout perdu. Je suis comme un ignorant sans connaissances savantes.

C’est pourquoi il reste maître de ses choix.

Lao-Tse, Tao-Te-King 1:20


Mais cette course est vaine : ce n’est pas dans les choses du monde, aussi bonnes soit-elles que le besoin fondamental de bonheur sera satisfait. Même l’amour d’autres êtres humains, conjoint (e) enfants, amis, parents ne pourra satisfaire ce désir fondamental. Ces amours sont beaux et il n’est pas vain de les désirer ni de les vivre, mais ils ne sont pas sur le même plan.

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Le seul moyen de satisfaire votre soif

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Le seul moyen de satisfaire votre soif de bonheur c’est d’aller là où coule la source de ce bonheur. Ce bonheur est spirituel : il procède de l’âme.

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Il est nécessaire de satisfaire ce besoin de bonheur, cette soif de Paix que l’âme porte en elle. Pour ça servez-vous de votre âme, pas de votre mental. Le mental est d’un autre monde, d’une autre dimension.

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Il y a en toi tout l’Amour et la Paix

Bhaktimàrga 2-5-16

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Les connaissances livresques sont intéressantes mais ne peuvent se substituer à celle que donne la Conscience tournée dans la bonne direction.

L’homme n’existe pas sur un plan mais sur trois: le plan matériel, domaine du corps et des ses besoins et instincts, celui du mental, domaine de la pensée, des concepts, des sentiments et des connaissances et celui de l’âme, domaine de la pleine Conscience. Négliger un seul de ces plans serait une erreur.

L’être humain est entier et il lui faut vivre avec toutes ses composantes. Pour le chercheur intéressé par les connaissances livresques, il devrait plus aller vers la sensualité instinctive de la spiritualité bien comprise. Il faut qu’il comprenne, qu’il communie avec sa nature profonde où le mental ne peut aller.

Vous êtes toutes et tous invités à partager le bonheur d’être, simplement.