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Spiritualité et monde matériel

Certains opposent la spiritualité et la vie en société, comme s’il était impossible de concilier vie sociale et spirituelle ! Ces mêmes personnes mettent aussi en opposition l’âme et le corps, l’intelligence et la conscience, la réflexion intellectuelle et la méditation.

Le corps, le mental, l’ego et l’âme, ou conscience, sont faits pour servir ensembles à l’accomplissement humain. Sans corps physique la méditation, donc la conscience spirituelle, seraient impossible.

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Le corps est le temple de Dieu

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Ce temple a un tabernacle où brille la Lumière et où il est possible de la contempler. C’est parce que le corps humain est fait comme il est fait que vous pouvez pratiquer les techniques de méditation pour approfondir votre conscience en retrouvant la référence intérieure du “Saint-Nom”. Ce “Saint-Nom” n’est pas un mot qui peut s’écrire pas plus que se dire. Il n’est pas un mantra non plus mais pour le connaître il est nécessaire de recevoir sa Révélation.

La méditation apporte à l’esprit l’expérience apaisante de la Paix intérieure et permet un recentrage qui est nécessaire pour s’affranchir de la dualité, de la confusion, de l’aveuglement et des souffrances qui vont avec.

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Sans l’ego vous ne seriez pas

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Si vous n’aviez pas l’ego, vous ne seriez pas vous et comment, alors, faire ce pour quoi vous êtes venu au monde ? Bien sûr chaque médaille a son revers et l’individualisation de l’âme, rendue possible par l’ego, a son revers aussi qui est une forte attirance pour les apparences, la surface des choses, ce qui est le plus facilement accessible et l’oubli des profondeurs intérieures.

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L’âme vient de L’Un la Grâce lui donne chair par l’ego offert

Pour qu’elle prenne conscience

[Bhaktimàrga 1-2-12]

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L’intelligence est un outil essentiel dans l’assumation de vos devoirs de citoyen, d’époux, d’épouse, de père, de mère etc. Il n’est pas question de se retrancher du monde ni de se confire dans la seule méditation. Les devoirs doivent être assumés, c’est essentiel sur La Voie.

Dans un livre ancien des Indes, la Bhagavad-Gîtâ, Krishna dit à son disciple Arjuna:

La Renonciation à un acte nécessaire n’est pas praticable : une telle renonciation est un égarement d’esprit et naît des ténèbres.

Bhagavad-Gîtâ 18:6

Dans un autre livre ancien, chinois celui-là, Lao-Tse dit:

Celui qui sait comment aller sur La Voie ne génère pas de résidus. Celui qui sait parler, sous la dictée du Tao, ne dit pas de choses fausses. Celui qui sait compter ne se sert pas d’un boulier. Celui qui sait se garder n’a pas besoin de verrou ni de clé. Celui qui assume ses devoirs n’a pas besoin d’y être obligé.

Tao-Te-King 1:27

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Pour La Voie tout est parfait

Il n’y a aucune opposition entre la spiritualité et le monde matériel. La pratique de La Voie repose sur trois piliers et des préceptes dont l’ensemble se nomme “agya”. Deux de ces trois piliers sont posés dans le monde. Cette manie de toujours mettre en oppositions ces faces d’un même diamant est à créditer au compte de l’ignorance où se trouve souvent l’être humain à propos de la spiritualité. Chacun s’invente sa propre spiritualité, nous vivons à l’ère de l’individu et de la personnalisation à outrance.

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On le voit bien avec les livres sacrés

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Chaque lecteur a son interprétation des textes sacrés et cela va jusqu’au terrorisme. Une personne tolérante et pacifique trouvera, à la lecture de son livre saint, la confirmation de sa conviction. Une autre personne à l’esprit dérangé et plein de haine, trouvera à la lecture des mêmes versets toutes les raisons de nourrir sa haine et de tuer ceux qu’il considère comme ses ennemis. Cela a toujours été ainsi. Déjà à l’époque des croisades contre les albigeois les barons du nord tuaient les cathares sous prétexte d’hérésie.

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Il faut un guide

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C’est pour cela qu’il faut être guidé par une parole vivante, une personne humaine vivante, capable de répondre aux doutes et aux questions. Quand la voix, qui portait cette parole, s’éteint les écritures naissent et prennent sa place et l’homme reste seul pour les lire, mais l’écriture ne peut le contredire.

La vanité, l’aveuglement n’aime pas l’idée d’une parole vivante. Cette vanité aveugle, sur la Voie, nous la nommons « faux-ego » et le faux-ego veut bien être le fan d’un chanteur, d’un homme politique mais pas d’un guide-spirituel vivant, à moins qu’il n’abonde dans son sens et partage ses concepts sans jamais le remettre en cause.

Le livre de La Voie dit à ce propos :

Sot est celui qui croit être le guide de lui-même

Quand il est le sujet soumis de ses désirs

de sa vanité et de ses concepts

[Bhaktimàrga 3-1-8]