ob_2eb6ef_faire-yoga-originel-la-voie-spirituali

Produits spirituels

 –

En spiritualité il y a beaucoup de lectures possibles, de livres écrits et certains en font une collection qu’ils croient édifiante. Certains font une liste de livres à lire et préfèrent quand ces livres sont difficiles à trouver. Il y a la vie de saints, de swamis, l’histoire d’illuminations et d’éveils obtenus après de longues marches dans l’Himalaya, sous la neige, dans un froid terrible et à des altitudes où il est difficile de respirer. Il y a des références à des pratiques ancestrales, hermétiques où seuls certains élus peuvent oser s’avancer. Il en est qui dévorent ces livres en pensant qu’ils font partie de ces élus ou bien que de toutes façons ce n’est pas grave s’ils n’y arrivent pas: ils ont le temps…ils le feront à leur prochaine incarnation.

 –

En attendant cette occurrence hypothétique, ils continuent leur marotte : collectionner les livres ayant trait à la spiritualité, acheter des pierres, des cristaux, se tirer le yi-king, porter des vêtements en coton bio issu du commerce équitable, boire du thé lapsang souchong en caressant leur chat et en écoutant le chant des bols tibétains. Il n’y a là rien à redire, rien à critiquer et pas de quoi se moquer : lire la vie de Milarépa en buvant du earl grey tea, tout en caressant son birman, couché sur ses genoux est très agréable et respectable. Pour ma part je mange du miso et du tofu, bois du thé et porte des vêtements en coton bio issu du commerce équitable ! Ce n’est pas une moquerie, juste un portrait non dénué d’une certaine tendresse.

 –

Faire

 –

Mais pour ce qui est de la spiritualité il y a un mot, au moins, qui est important et ce mot c’est: faire. Pour faire il faut commencer, faire le premier pas. Poser son livre, se lever et aller en mettant un pied devant l’autre. Si vous n’avez pas soif de Vérité, d’accomplissement mais que tout simplement l’existence bohème du chercheur esthète vous suffit, alors il n’y a là rien à redire : continuez votre style de vie s’il vous apporte la satisfaction même si cette satisfaction, estampillée spirituelle, ne vaut pas plus, après tout, que l’écologie militante ou l’apiculture, deux activités honorables et utiles au plus haut point également. Il est possible de faire toutes ces choses et d’aller sur une voie spirituelle comme La Voie par exemple!

 –

Mais si vous n’êtes pas satisfait de votre existence, que vous sentez plus ou moins confusément qu’il y a autre chose, comme on se souvient d’un rêve au réveil sans pouvoir en parler, incapable de mettre le moindre mot pour le décrire, et que vous espérez une « chose » fondamentale, essentielle, alors sachez qu’elle existe et que c’est d’elle dont La Voie parle. Jamais l’eau n’ira à l’assoiffé ni la nourriture à l’affamé. La spiritualité, comme le macramé, la cuisine, la mécanique, le taï-chi et toutes les activités humaines ne se rêvent pas, elles se vivent et pour se vivre il faut faire.

La Voie

 –

La Voie est une pratique qui repose sur trois démarches actives : Il y a la méditation avec ses quatre techniques révélées.

Il y a le service, entre chaque méditation assise, tout au long de la journée. Ce pilier est essentiel. Le Service c’est ce que le Zen, le Taoïsme (entre autres) nomment le non-agir. Il s’agit d’agir, tout en gardant une part de son attention en soi grâce à la pratique d’une technique particulière de méditation en action.

 –

Il y a le satsang, qui consiste à écouter, lire des paroles de Vérité. Le satsang donne à l’esprit cette nourriture essentielle à la pratique, la motivation, et fait remonter à la surface de la Conscience les fruits de la méditation. C’est à travers le satsang que passe l’enseignement.

 –

Si, quand on a reçu la Révélation, on ne pratique pas ces trois piliers, il est normal que La Voie ne tienne pas ses promesses. Mais rien n’est perdu : il suffit de remettre l’ouvrage sur le métier pour que les choses s’améliorent. Vous le voyez : la spiritualité demande de faire, de s’impliquer. On ne change pas de vie en ce sens qu’il n’est pas nécessaire de déménager, de quitter son conjoint ou sa conjointe, d’abandonner ses enfants, son travail ni ses amis. Simplement on vit sa vie tout en gardant sa conscience tournée vers le bon « endroit ».

Frappe et on t’ouvrira, demande et on te donnera...

[Évangile de jésus 23-8]