Overblog
Editer l'article Suivre ce blog Administration + Créer mon blog

L'impatience, cette insatisfaction brûle toujours les étapes. Par exemple, pour aller d’un point « a » à un point « b » on a tendance à mettre le trajet entre parenthèses. On le fait en « apnée ».

Texte de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie, l'impatience et la joie de l'instant.
La fin du chemin arrivera bien assez tôt, ne soyez pas impatient. profitez de l'instant

 

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

Pour les ouvrir faites un clic droit dessus et choisissez :

''ouvrir le lien dans un nouvel onglet ''

 

 

Le blog où se trouvent les satsang est ici

 

 

 

 

 

 

Le mot « souffrance » ne signifie pas seulement avoir mal aux dents ou ce qu'éprouve une personne incarcérée, qui a une famille, au-dehors, qu’il ne peut pas aider ou encore celles de la victime de bombardements. Il existe une souffrance sans cause objective, sans murs ni barreaux pour enfermer, sans bombes, sans mal aux dents, cette souffrance est psychique. Une des raisons de cette souffrance est la dualité.

 

 

Même le mot dualité n’a pas seulement un sens. Le sens de ce mot dépendra de celui qui l’utilisera. Pour ma part, je l’utilise pour désigner le contraire de l’Unité, dans un sens spirituel. L’Unité étant, ici, ce que certains nomment le « Tao ». L’Unité est l’infini Tout, qui contient tout. Le contraire de l’Unité, la dualité, est le fait d’avoir conscience d’être soi et de ne pas être tout. Dans la dualité, on se désigne par « je » et le reste par « les autres » ou « le monde », « l’univers », etc. En spiritualité, il est de coutume de considérer que la dualité engendre la confusion.

 

 

Certaines personnes, férues de spiritualité orientale, bouddhiste, taoïste, yogique, hindouiste, disent que la confusion vient du mental, ce qui est très simplifié. Le mental n’est pas mauvais, quand il reste sous le contrôle de la conscience, de la raison. Mais, quand ce sont les émotions qui le dirigent, vous ressentez la fébrilité de la confusion. L’impatience est une autre conséquence de la dualité, de la confusion. Elle vient de l’insatisfaction : vous n’êtes pas heureux d’être ici et maintenant, et voudriez être ailleurs et dans un autre temps.

 

 

L’impatience se manifeste en toutes sortes d’occasions, par exemple, dans le fait de manger. Il y a plusieurs façons de manger, selon que l’on soit dans le calme de l’Unité ou dans la confusion de la dualité. Autrement dit il y a la façon zen, où l’on mâche plusieurs dizaines de fois chaque bouchée et l’autre, où à peine l’aliment en bouche il est avalé. Georges Oshawa (1893-1966), le maître disparu de la macrobiotique, comparait notre système digestif à un serpent goulu dont la bouche et l’anus seraient les nôtres.

 

 

 

Le serpent

 

 

 

En macrobiotique on mâche cinquante fois chaque bouchée, ce qui permet, entre autres choses, de garder le contrôle de l’impatience. On dit qu’il faut mâcher les liquides et boire les solides. Ainsi, les aliments subissent une pré-digestion salivaire qui permet l’élaboration de certains nutriments et leur assimilation optimale et permet au mental de ressentir la satiété plus rapidement et en ayant absorbé moins de nourriture.

 

 

C’est pareil pour tout. Cette impatience brûle toujours les étapes. Par exemple, pour aller d’un point « a » à un point « b » on a tendance à mettre le trajet entre parenthèses. On le fait en « apnée ». On voudrait être arrivé avant d’être parti, ce qui génère du stress et toutes sortes de troubles psychosomatiques tout à fait dommageables à moyen et long termes.

 

 

En spiritualité, pour ceux-là qui s’investissent très activement, cette impatience devient celle de réaliser, d’arriver, de se libérer (des chaînes des réincarnations), d’entrer en samadhi (l’extase), d’atteindre la perfection, l’éveil. Mais, vous voulez arriver où ? C’est infini ! C’est quoi le résultat de cette impatience mystique ? C’est de vous décourager. Il s’agit juste de vous faire ressentir de l’insatisfaction, l’insatisfaction engendre de la confusion, de la souffrance et l’abandon de la pratique. Cet abandon aura ajouté de la confusion à la confusion.

 

 

 

La fin du segment

 

 

 

L’existence, que vous vivez actuellement, est comme le segment d’une longue ligne droite. À la fin de ce segment, il y a une étape, un saut dans l’inconnu, ce qui génère de la peur. Est-ce à cette fin que vous êtes pressés d’arriver ? Alors arriver à quoi ? Arriver où ? Il n’y a pas à arriver, il y a juste à être. Ne soyez pas impatient. Faites ce que vous avez à faire maintenant ! Celui qui, en vous, est impatient d’arriver, est celui qui ne veut pas que vous arriviez. C’est ici et maintenant que ça se passe. Alors, comme il ne veut pas que vous restiez dans l’instant, il vous fixe un objectif, un but… Et, ce but est comme l’horizon : il s’échappe, se recule au fur et à mesure que vous avancez. C’est un leurre.

 

 

 

Voir les choses

de plus près

 

 

 

Souvent, on voit les choses de loin, elles semblent banales, mais quand on s’approche, le merveilleux apparaît. C’est comme quand, enfant, on regardait quelque chose au microscope ou sous une loupe. La Grâce de la vie est là et elle est parfaite. Affinez votre regard. Vous êtes vivant, alors où aller maintenant ? Continuez de vivre, en affinant votre conscience de la vie contenue dans chaque instant.

 

 

Ne soyez pas pressé d’arriver à Saint-Jacques, profitez de chaque pas, profitez du chemin. Un pèlerinage est le chemin. Imaginez-vous aller à Saint-Jacques en avion !? C’est comme des gens riches, en Asie, qui font leurs pèlerinages en civières, portées par des sherpas. Ce qui compte, c'est de marcher et chaque pas vous fait avancer en conscience.

 

 

 

Chaque pas compte

 

 

 

 

Quand on est sur la route de Compostelle, le but n’est pas de voir le paysage qui est en haut de la côte, de l’autre côté du virage, ni la journée du lendemain. Le but, c'est de marcher et chaque pas rapproche de l’essentiel. C’est ainsi dans la vie, chaque jour passé vous rapproche de l’essence, dont la source est intérieure. Aimez vivre, aimez ce que vous voyez, ce que vous entendez, car vous êtes là pour le voir et pour l’entendre. Rendez grâce à L’Un de cette bénédiction, d’être vivant. L’état de béatitude, c'est d’être bien ici et maintenant, sans désir.

 

 

 

 

 

 

e.mail de contact : lavoie.eu@gmail.com

Le blog des satsang

 

Avec un smartphone ou certaines tablettes, ce blog est moins confortable. Si vous le pouvez, visitez-le à partir d'un ordinateur.

 

Tag(s) : #spiritualité, #lavoie, #impatience, #bonheur, #HansYoganand, #sérénité, #méditation
Partager cet article
Repost0
Pour être informé des derniers articles, inscrivez vous :