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La confusion est une médaille à deux faces, l’une est noire et l’autre blanche. Sur une face, il y a la nuit, le diable, la peur, Les araignées, les méchants. Sur l’autre face, il y a la lumière, Dieu, les dauphins, les gentils, etc.

Texte de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, La Voie, les concepts et la vérité.
La spiritualité n'est pas un concept et bon ou mauvais, un concept est un concept

 

 

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Le blog où se trouvent les satsang est ici

 

 

 

 

 

 

 

Quand vous êtes engagé dans une vie où la « spiritualité authentique » domine, votre compréhension est comme des poupées gigognes à l’infini : vous comprenez toujours plus ! Souvent, vous croyez avoir compris quelque chose et vous vous apercevez, plus tard, qu’il y a un autre niveau de compréhension. Remarquez, comprendre, si ça aide à évoluer sur La Voie, n’est pas le but. Quel est le but d’une « spiritualité authentique » ? Et qu’est-ce que ça veut dire « authentique », à propos de spiritualité ?

 

 

Quoique ce ne soit pas le sujet de ce texte, je vais vous dire ce qu’est le but de la spiritualité : laisser mourir le « vieil Homme » que nous croyons être, renaître en esprit, pour trouver ce que Jésus nommait le Royaume et qu’en Inde certains désignent par le mot « Satçitananda » (parfaite conscience de la béatitude). Une spiritualité authentique, c’est une spiritualité qui permet de tuer le vieil Homme en soi.

 

 

Jésus dit : « En vérité, en vérité, je te dis : si quelqu'un n'est pas né à nouveau, il ne peut pas voir le Royaume. » Nicodème lui demanda : « Comment un homme peut-il naître quand il est vieux ? Peut-il entrer une seconde fois dans le ventre de sa mère et naître ? » Jésus répondit : « En vérité, en vérité, je te dis ; si quelqu'un n'est pas né dans l'Esprit-Saint et dans le feu, il ne peut pas entrer dans le Royaume. Ce qui est né de la chair est chair, et ce qui est né de l'Esprit est esprit. Ne t'étonne donc pas de ce que je t'ai dit ; il vous faut être nés à nouveau. » (Jean 3:3-7)

 

 

Mental ou pas mental

 

 

 

Les concepts sont quelque chose dont se méfie toute personne engagée sur une voie spirituelle profonde, où le mental est mal considéré. Ils sont le charbon de la chaudière mentale. La chaleur qui se dégage de cette chaudière est bien souvent la confusion, quand le mental n’est pas sous le contrôle de la conscience, quand les émotions ont pris la place de la raison. Cette confusion vous plonge dans la dualité, les pensées, les émotions, les impressions, les rêves, la souffrance, les peurs, les doutes, les projections.

 

 

Souvent, les pratiquants d’une voie spirituelle exigeante cherchent à savoir si ce qu’ils ont compris est de l’ordre du mental ou de l’âme, si ça vient du faux-ego ou de l’inspiration profonde. Un petit focus sur le mot « faux-ego » : le faux-ego est ce qu’habituellement tout le monde, ou presque, désigne par le mot « ego ». Si vous lisez la Bhagavad-Gîtâ (Le chant de l'éveillé), ou le Bhaktimàrga, par exemple, vous verrez ce mot, faux-ego. Il est le fruit de la confusion et son continuateur, son amplificateur.

 

 

Pour en revenir à cette question de savoir si la compréhension que l’on a de quelque chose du domaine de l’âme est le fruit du mental ou de l’âme, c’est simple : si cette compréhension vient à force de cogitations, alors c’est qu’elle est le fruit du mental. Si elle vient par la méditation profonde, où la pensée n’est pas la bienvenue, alors c’est qu’elle est le fruit de l’âme.

 

 

Le fait qu’éventuellement une pensée, un concept soit juste n’y change rien. La justesse d’une pensée ne la transforme pas en béatitude. Un concept, même vrai, reste un concept et n’a de pertinence que dans le monde des concepts, celui de la philosophie, de la technique, de la littérature, etc. Pour ce qui concerne votre relation à la paix intérieure, aucun concept, aussi vrai soit-il, ne peut vous être d’une quelconque utilité. Ce qu’il vous faut, c’est juste contempler, vous effacer.

 

 

L’Un est l’Unité, dans le taoïsme on dit « Tao ». Les concepts relèvent de la dualité. Fermez les yeux et abandonnez-vous à la vacuité, ce vide de pensées, ou Satçitananda, comme un lézard au soleil. La dualité, c’est quand vous n’êtes pas uni à L’Un, c’est quand il y a vous, L’Un et les choses.

 

 

Le seul moment, en spiritualité, où le concept se justifie, c’est dans le satsang. Le satsang est une pratique ancienne en Inde. C’est une sorte de sermon inspiré par la méditation. Ce satsang est alors comme un colifichet que l’on agite devant le mental pour l’occuper, qu’il reste tranquille pendant que l’inspiration passe d’une âme à l’autre. Il permet aussi de faire le « ménage » dans le mental, de séparer les concepts faux des justes.

 

 

 

La vraie compréhension

 

 

 

La vraie compréhension, en spiritualité, ne vient pas de l’intellect, mais de l’âme. Les mots ne sont alors que l’habillage de la compréhension. Mais ce qui résonne, chez celui qui reçoit le satsang, ce ne sont pas les mots, ni les concepts… Ce qui résonne, c’est le message de l’âme et pour que ce message soit reçu, il faut que l'auditeur soit prêt. Sinon vous pouvez dire, écrire tout ce que vous voulez ça ne servira pas à grand-chose, à court terme.

 

 

Au-delà des mots et des concepts, il y a la vérité (l’universelle, pas l’individuelle) et cette vérité peut-elle se dire ? S’expliquer ? Non, elle ne peut que se vivre. C’est une affaire personnelle, intime, inexprimable. Quand on est dans la paix, on n’a plus rien à dire, plus rien à désirer. Ce qui ne signifie pas que vous n’ayez plus faim ni soif, que vous n’ayez plus envie de partager avec vos proches, insensible à ce qui vous entoure.

 

 

 

Une médaille à deux faces

 

 

 

Le grand secret de toute pratique spirituelle profonde, exigeante, authentique, c’est d’avoir soif. Quelle est votre soif ? De réfléchir au pourquoi du comment ? D’être en paix ? Si vous avez soif de paix, il n’est pas besoin d’autre raison. Le faux-ego aime la dualité. La confusion est une médaille à deux faces, l’une est noire et l’autre blanche.

 

 

Sur une face, il y a la nuit, les chauves-souris, les loups-garous, les sorcières, la peur, le diable, la guerre, l’injustice, la douleur, les méchants, Gargamel, etc. Sur l’autre face, il y a la lumière, les licornes, les anges, les fées, les dauphins, les bons sentiments, la bien-disance, les gentils, Les schtroumpfs, etc. Mais c’est la même médaille !

 

 

La compréhension s’approfondit par étapes et il n’est pas possible de sauter les étapes, sauf par le nirvikalpa-samadhi, une extase mystique très rare. Le point de vue que vous avez dépend de l’endroit où vous êtes. Au pied de la montagne ou à son sommet, vous n’aurez pas le même point de vue. À chaque étape son point de vue ! La compréhension est comme des poupées gigognes. Inutile, en spiritualité, d’analyser quoi que ce soit de votre vie intérieure et/ou antérieure. Analyser ne fait pas comprendre. Ce qui fait comprendre, c’est la pratique, palier après palier.

 

 

 

 

 

 

e.mail de contact : lavoie.eu@gmail.com

Le blog des satsang

 

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Tag(s) : #spiritualité, #lavoie, #bien, #mal, #concepts, #méditation, #vérité
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