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Ce texte explore les origines du mot « yoga ». L'étymologie et l'histoire nous démontrent ce qu'est, en vérité, le yoga et vous savez quoi ? Il n'est pas du tout ce que la plupart des gens, même des yogis, en pensent et leurs pratiques n'ont rien à voir avec le yoga.

Texte de sri hans Yoganand ji sur la spiritualité, l'origine du mot yoga, sur La Voie et la conscience.
Le mot yoga ne décrit pas une pratique mais un état de conscience

 

Les mots en bleu sont des liens menant à des textes explicatifs.

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Ce texte explore les origines du mot « yoga ». L'étymologie et l'histoire nous démontrent ce qu'est, en vérité, le yoga et vous savez quoi ? Il n'est pas du tout ce que la plupart des gens, même des yogis, en pensent et leurs pratiques n'ont rien à voir avec le yoga, même si, par ailleurs, ce sont, pour la plupart, de bonnes pratiques, comme l'est le Taï-chi, par exemple. Pour avoir toutes les infos et le fin mot de l'histoire, il est nécessaire de lire tout le texte, qu'on se le dise !

 

 

Le mot yoga
 

 

La plupart des gens, quand ils voient le mot yoga, quand ils l’entendent ou le disent parlent d’une discipline, au mieux spirituelle, au pire gymnique qui est le hatha-yoga et la plupart des gens ne savent pas à quoi se rattache ce mot. Pour résumer : le yoga serait le hatha-yoga. Mais avant tout le yoga n’est pas une discipline, pas plus qu’une pratique. Le yoga est un état de conscience. Les pratiques à qui on a donné ce nom, pour résumer, sont des pratiques qui visent, pour les plus authentiques, à atteindre cet état de conscience.


 

Les noms des disciplines qui se proposent d’amener leurs pratiquants à cet état de conscience, sont composés d’au moins deux parties : le préfixe (jnana, hatha, karma, bhakti, raja, etc.) Qui dit la doctrine, la méthode et le suffixe yoga (l’état de conscience). Aussi dit-on karma-yoga, jnana-yoga, raja-yoga, bhakti-yoga, hatha-yoga, etc. Donc le mot yoga, utilisé seul, ne parle pas d’une discipline, d’une pratique, mais d’un état de la conscience… de quel état s’agit-il ? Quand on le connaît, cet état de conscience, on peut en parler, mais je vais me contenter, ici, de faire le point d’un strict point de vue sémantique (le sens des mots). Que signifie le mot « yoga » ?


 


Signification du mot yoga


 


Le mot yoga a eu plusieurs sens dans le passé et encore aujourd’hui il veut dire plusieurs choses. Sur La Voie, nous acceptons tous les sens qu’il a eu, car chacun est signifiant. Pour simplifier disons que le mot « yoga » signifie « repos ». La définition du yoga est : « l'arrêt des fluctuations du mental ». Ce mot est d’origine sanskrite, langue ancienne des Indes. Très longtemps il a signifié liberté, libération, repos… il s’agit de la liberté vécue quand le mental est au repos.


 

Le recueil paninéen1 des racines verbales, le « dhatu-patha », donne la racine « yuj » comme signifiant repos (samadhi), c’est cette explication qui est retenue par le commentateur Vyasa2. Comme l’affirme la définition du Yogasûtra : « Yogà citta-vrtti-nirodhah » ou « La liberté (ou le repos), est l'indifférence aux variations du mental. » (Yogasûtra livre 1, aphorisme 2). La plupart des gens, qui considèrent le yoga comme une voie spirituelle, qui ne le cantonnent pas dans un hatha-yoga plus fitness, disent que ce mot signifie « unité », « union » à cause de la racine sanskrite « yuj » qui signifierait « atteler, unir », mais c’est oublier que cette racine signifie aussi « reposer, arrêter ».


 

Le mot, yoga, a pris l’acception d’unir, d’union depuis un moine errant (samnyàsin) Adi Shankara, qui vivait au huitième siècle après notre ère. Avant cette date, à l’époque de la rédaction du Yogasûtra, « yoga » signifiait « liberté », « libre », « repos », « reposer ». Il s’agit toujours de se libérer de l’activité du mental, de mettre son cerveau au repos. Le sens d’union, sous-entendu « de l’être subjectif avec le suprême » est une interprétation de Shrî Aurobindo, qui vécu de 1872 à 1950 de notre ère. Mais l’état de yoga, c’est-à-dire de liberté, de repos ne date pas de lui.


 


Traduction du sanskrit


 


Les mots sanskrits ont toujours toutes sortes d’acceptions et c’est au traducteur, selon son discernement, d’en choisir le sens. Le sens des mots sanskrits dépend aussi, entre autres choses, de l’école philosophique, mystique qui les utilise. Selon que le scripteur est hindouiste ou védiste, par exemple, le sens d’un mot ne sera pas le même. C’est ainsi que le mot yoga peut vouloir dire « atteler », « unir », comme « reposer », « arrêter ».


 

Il ne suffit pas d’être un lettré en sanskrit, un traducteur, encore faut-il connaître ce qui est décrit, le connaître de l’intérieur. Un traducteur moderne, qui traduit de l’allemand au français, devra être spécialisé. En effet, un traducteur d’allemand littéraire ne pourra pas traduire des textes allemands techniques, pareil pour la médecine, le droit ou le commerce.


 

Il ne suffit pas de connaître le sanskrit pour bien traduire un texte sanskrit : encore faut-il être un spécialiste de la matière traitée par le texte sanskrit. Pour traduire, par exemple, le yogasûtra il faut être un spécialiste de la pratique qu’avaient ses rédacteurs. Mais quelle pratique avaient les rédacteurs du yogasûtra ? Certains, en faisant de l'anachronisme, s’accordent à dire qu’ils pratiquaient le raja-yoga, mais lequel ? Celui de l’époque de la rédaction du livre ou celui d’aujourd’hui ? Car ils sont très différents ! Pour nous le raja-yoga, ou l’ashtanga-yoga d’aujourd’hui et celui que pratiquaient les gens de l’époque de « Patanjali » n’est pas le même. Il a subi de profonds changements.


 

Il y a quelque chose de plus extraordinaire à dire à propos du mot yoga : sa racine, dont le radical est « yuj » et qui devint « yoga », provient du mot indo-européen « yugom ». Pour l’instant rien de bien extraordinaire, mais sachez que la racine du mot vient, entre autres origines, du grec ancien « zugon » (yough en persan) et yuga en sanskrit !


 


Joug


 


Quoi ? Vous restez froid ? Mais si je vous dis que Jésus a dit, selon l’évangile de Matthieu (11:29/30) et les traductions  : « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez du repos pour vos âmes, car mon joug est doux et mon fardeau léger ». Alors ainsi Jésus voulait nous atteler ? Car un joug, vous savez que c’est un dispositif destiné à atteler des animaux servant à tirer une charge. Il aurait voulu dire que sa direction était douce… mais Jésus, quelle langue parlait-il ? Il n’a sûrement pas dit « joug » ! Jésus parlait un araméen particulier, l’araméen occidental et il émaillait ses propos de Grec (ancien qui était à l’époque moderne) et d’autres mots ayant d’autres origines.


 


L'empire Parthe (perse),

concurrent de l’empire romain


 


À l’époque de Jésus, la Perse était un empire concurrent et ennemi de l’empire romain d’Auguste et sous la domination de l’empire parthe, qui s’étendait de la Syrie et de l’Irak actuels jusqu’en Inde (le Pakistan actuel). Dans cette Perse antique, la langue parlée, était l’araméen et la mystique très influencée par le Védisme et le zoroastrisme de Zarathoustra. Le jeune Jésus, avant que l’on entende parler de lui, vers l’âge de trente ans, a été très influencé par cette mystique orientale et le joug dont il parlait, en araméen occidental ou en grec, était bien le yoga mystique de l’époque, ainsi il n’aurait pas dit : « Prenez mon joug sur vous et recevez mes instructions, car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez du repos pour vos âmes, car mon joug est doux, et mon fardeau léger. » (Matthieu 11:29/30) Mais : « Recevez mon enseignement (pratiquez mon yoga), car je suis doux et humble de cœur et vous trouverez du repos pour vos âmes, car ma pratique est douce et mon fardeau léger. » (Jésus)


 

Vous vous souvenez que le mot « yoga » signifie « repos » et Jésus a dit que « vous trouverez du repos ». Jésus était un éveillé qui enseignait La Voie, la même que celle qu’en son temps enseigna Lao-Tseu, Krishna, bouddha et « Patanjali » dans le but d’offrir la possibilité à leurs disciples de connaître le repos de l’âme. Le yogasûtra a été traduit d’une toute nouvelle façon, qui tient compte de tous les paramètres historiques et linguistiques qui étaient ceux de l’époque où il a été rédigé. Vous pouvez lire cette nouvelle traduction ici : Yogasûtra.


 

Les évangiles ont été réécris aussi, avec le même soin. Vous pouvez lire « l’évangile de Jésus » ici : « l'évangile de Jésus ». J’ai titré ce travail « évangile de Jésus » parce qu’il n’a que les citations de Jésus, sans les ajouts qui ont été faits à ses paroles plus tard, par l’église, afin de donner du corps, de la crédibilité à son dogme. Dans cet évangile, il n’y a aucun des miracles habituels des évangiles canoniques, mais les propos de Jésus sont respectés avec un grand soin.


 

Le Tao-Te-King, un livre écris par Lao-Tseu, un autre maître spirituel éveillé, est disponible à la lecture ici : « Le livre du Tao ». Bonnes lectures aux plus intéressés !


 

1/ Paninéen : Panini (560-480 a.v. J.-C.) était un grammairien de l’Inde antique.

2/ : Ce mot signifie « le compilateur », sous-entendu de nombreux textes du Veda, son nom était Bàdaràyana et il était le maître de Nandhi Deva, lui-même maître de Patanjali. Il était un rishi légendaire, auteur et compilateur de l’hindouisme. (on peut préciser que le mot Veda signifie aussi « connaissance », la connaissance-non-apprise ou Shruti, qui n'a rien à voir avec l'écriture homonyme)

 

 

 

 

 

 

e.mail de contact : lavoie.eu@gmail.com

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Tag(s) : #yoga, #spiritualité, #lavoie, #jésus, #repos, #méditation, #yogasûtra
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